Hydrogene
Hydrogene
Introduction………………………………………………………………...2
Production du dihydrogène………………………………………………...5
Stockage de l’hydrogène…………………………………………………20
Effet de serre……………………………………………………………...35
Conclusion………………………………………………………………..45
Bibliographie …………………………………………………………….46
Remerciements…………………………………………………………...47
1
Introduction
2
Situation des énergies
et présentation de l’hydrogène
L’hydrogène est un gaz très explosif, inodore et incolore; c’est le plus léger de
tous les éléments chimiques. Son numéro atomique est égal à 1.
3
(rempli d’hydrogène) prit feu bien que l’hydrogène ne fut le détonateur de l’accident. De
plus l’hydrogène, bien que très volatil, est très explosif. Pourtant, il fut utilisé comme gaz
de ville au début du XXè siècle. De plus il n’est pas polluant.
L’hydrogène ne représente que 0,8% de la masse de l’écorce terrestre; sur
Terre, c’est l’eau qui constitue le composé d’hydrogène le plus abondant. En effet,
l’hydrogène libre est rare, c’est un constituant des gaz rejetés par les volcans.
4
Production du dihydrogène
A-Le vaporeformage
B-L’oxydation partielle
5
L’oxydation partielle du méthane CH4 :
Cette méthode nécessite aussi une purification : les deux procédés envisagés
pour le vaporeformage sont appropriés à l’oxydation partielle.
6
III) Production d’hydrogène à partir d’enzymes
On connaissait l’existence d’enzymes capable de réaliser la réaction réversible
de l’oxydation de l’hydrogène depuis un siècle : les hydrogénases. Elles sont
particulièrement étudiées depuis le premier choc pétrolier en 1973.
On distingue deux grandes familles d’hydrogénases :
7
On estime que l’on
peut produire 15%
de la consommation
d’énergie primaire en
France avec les
ressources actuelles
de biomasse.
Après cette opération, on élève la température jusqu’à 1100°C afin d’éliminer les acides
et les goudrons. Enfin, on raffine le gaz de biomasse pour récupérer le dihydrogène.
8
IV) Notre méthode de production
-Dispositif expérimental :
+ -
e- A
I
dihydrogène
+ - cuve à
électrolyse
cathode
anode
-Protocole expérimental :
- On introduit dans la cuve à électrolyse de l’acide sulfurique à 10-1 mole par litre.
- On place dans la cuve une éprouvette comme ci dessous, remplie elle aussi d’acide
sulfurique à 10-1 mole par litre. Attention : il faut éviter la formation d’une bulle d’air à
l’intérieur de l’éprouvette !
- Placer l’éprouvette au-dessus de la cathode (borne négative de la sonde)
Eprouvette 25mL
Cuve à électrolyse
contenant de l’acide
contenant de l’acide
sulfurique à 10-1 mol/L
sulfurique à 10-1 mol/L
-La production de dihydrogène peut commencer ; il ne reste plus qu’à mettre en marche
le générateur à une tension 30 Volts.
- L’acide contenu dans l’éprouvette se vide peu à peu et est remplacé par le
dihydrogène.
- La production est terminée lorsque tout l’acide contenu dans l’éprouvette a été
remplacé par le dihydrogène.
Attention !! L’hydrogène étant un gaz très explosif, il est très important d’en produire
qu’en très petite quantité afin d’éviter tout incident.
9
Informations complémentaires :
Sur l’anode, on trouve un dégagement de dioxygène. En fait cette expérience
correspond à l’hydrolyse de l’eau : 2H2O → 2H2 + O2.
La présence du voltmètre et de l’ampèremètre n’est pas anodine : ils serviront à
calculer le rendement de l’électrolyseur.
Cette méthode est adaptée à une production minime, sécurisée et pratique mais
ne correspond pas aux critères de production à grande échelle.
Paramètres et constantes
Résultats
Calcul théorique :
I = (e × ne-)/t ⇔ n (e-) = (I × t)/e
n (H2) th = ne-/2Na
n (H2) th = (I × t)/(2Na × e)
n (H2) th = 1.526 ×10-3 mol
Calcul expérimental :
D’après la loi des gaz parfaits, V m = (R × T)/p
D’où V m = 24.6 L/mol
n (H2) exp = V(H2)/V m
n (H2) exp = 1.626 × 10-3 mol
Rendement énergétique :
P(H2)exp = (n(H2)exp × Q)/t
P(H2)exp = 4.77 W
P fournie = U × I
P fournie = 17.27 W
10
Conclusion : Si la société choisit l’hydrogène comme vecteur énergétique du futur, il
faudra que celui-ci soit produit à grande échelle et soit financièrement accessible. Par
conséquent, on s’interroge dès à présent sur les possibilités qui se présentent pour sa
production. Ainsi, parmi toutes les éventualités évoquées dans cette partie, les défauts
majeurs sont écologiques, financiers ou naturels. En effet la production parallèle de
CO2, la nécessité de travaux de recherches et de développement considérables et
l’épuisement ou l’insuffisance de certaines ressources imposent l’utilisation en parallèle
de plusieurs modes de production.
11
Application directe de l’hydrogène
comme combustible
Outre son emploi dans les piles à combustible, l’hydrogène peut être utilisé
comme combustible direct. Par exemple, l’hydrogène peut servir comme carburant pour
des véhicules sans utiliser de pile (comme le montre le prototype d’une voiture ci-
dessous). De même, l’hydrogène peut s’appliquer dans des engins de la vie courante
tels qu’une tondeuse à gazon. C’est ainsi qu’une tondeuse à gazon fut créée par des
chercheurs de l’université de Genève. L’hydrogène peut donc se substituer aux
carburants classiques et de manière concluante.
Notre groupe a tenté de vérifier les capacités de l’hydrogène par lui-même. Pour
cela, nous avons décidé de faire fonctionner un moteur classique non pas avec de
l’essence, mais avec de l’hydrogène. Seulement avant de se lancer dans une telle
expérience, nous avons vérifié que l’hydrogène explosait bel et bien et qui était capable
de générer de l’énergie utilisable. C’est ainsi que nous avons décidé de faire décoler
des “fusées”; le protocole étant précisé après. L’expérience de la fusée n’avait pour but
que de nous préparer à la réalisation d’un moteur fonctionnant à l’hydrogène.
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Combustion directe de l’Hydrogène
dans une fusée
I) Montage expérimental
Eprouvette contenant
du H2 et du O2
Bouchon
hermétique
Filament
Fils électriques
table
Interrupteur
13
hauteur théorique = W/(m x G)
W : L’énergie molaire de combustion de l’hydrogène x quantité de matière ;
n(H2)=(P x V)/(R x T) avec P=105 bar ;V=2/3 x 25.10-6m3;R=8,31SI ;T=295K.
n(H2)=6,8 .10-4mol.
L’énergie molaire de combustion de l’hydrogène=285KJ par mol
W=6,8.10-4 x 285,103
W=193,8 J
-m=14,1g
-G=9,8N
0,21m Table
9,48m
§ Valeur expérimentale :
- Sur l’appui vidéo nous avons mesuré un d valant 6,5cm.
Or d’après le théorème de Thalès : 0,21/9,48=d/H.
D’où Hauteur=9,48d/0,21
⇒ Hauteur=2,93mètres
Rendement = 0,21%
14
Essais de combustion directe
L’hydrogène comme l’essence ayant des propriétés explosives, il nous est paru
comme envisageable le fait de l’utiliser comme l’essence en combustion directe dans
un moteur à explosion. Cependant , même si un moteur utilise de l’hydrogène, il est
toujours soumis au cycle de Carnot qui limite son rendement a 70%, et même si la
combustion de l’hydrogène est beaucoup plus « propre » que celle d’une essence
ordinaire, le moteur rejettera toujours un peu de monoxyde d’azote.
Par sécurité nous ne stockons pas l’hydrogène car nous n’avons pas en main les
technologies qui permettent de le faire. Ainsi nous produisons l’hydrogène à l’aide d’un
électrolyseur relié directement au carburateur d’un petit moteur thermique.
Electrolyseur
Moteur thermique
Calcul de la puissance fournie par cet l’électrolyseur ainsi que son rendement
énergétique
Données:
-I = 3A -P = 105 Pa
-U = 4,6V -R = 8.31 SI = Constante
-Tps: 34s -Vm = 24,6 [Link]-1
-Vprod = 20 mL ⇔ V(H2)prod = 13,3 mL -Q(H2) = 286 KJ/mol
-T = 23°C = 296,15 K
15
Calcul du rendement énergétique de l’électrolyseur :
ρ = (P(H2)exp / Pfournie) × 100
ρ = (4,55 / 13,8) × 100
ρ = 33 %
L’électrolyseur du moteur a donc un rendement de 33%.
16
Emploi de l’hydrogène
pour les véhicules particuliers
17
Mais, outre les problèmes de fabrication et de coûts, l’hydrogène rencontre 3
problèmes pour son utilisation aux véhicules particuliers:
- La mise en place d’un réseau de distribution grand public ne pourra être
créé tant qu’il n’existera pas un mode de stockage standardisé.
- Le stockage à bord d’un véhicule n’est pas assez performant au niveau de
la masse et du volume. Le mode de stockage devra se rapprocher de celui des
carburant qui est compact, sûr et peu onéreux.
- La sécurité et la fiabilité ainsi que l’utilisation des véhicules à hydrogène
doivent être au moins aussi performant que les véhicules actuels à moteur à
combustion interne.
Le réseau de distribution doit être très dense, sinon les usagers seront limités dans
leurs déplacement ce qui engendrera un frein à l’utilisation de ce carburant.
L’avenir devrait donner raison à l’hydrogène comme futur vecteur énergétique
notamment grâce aux quatre points suivant:
- La raréfaction du pétrole
- La réduction de l’effet de serre
- La diversification des énergies et la production d’énergie renouvelable.
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Une expérience concrète : la maison Friedli
En Suisse, un particulier expérimente une installation de production et de stockage de
dihydrogène à partir d’énergie solaire au sein d’une maison résidentielle. L’organigramme ci-
dessous détaille son mode de fonctionnement :
transformateur
électrolyseur batteries
purificateur ondulateur
compresseur
Energie : Matière :
appareils
électrique eau
thermique dihydrogène
eaux usées air
radiative dioxygène
L’hydrogène est alors utilisé comme moyen de stockage d’énergie dans des
réservoirs à base d’hydrures métalliques. Dans cette installation, il sert surtout au
stockage à court terme. En effet, le dihydrogène est réinvesti dans la locomotion d’un
minibus bicombustible (essence/dihydrogène), ou dans le fonctionnement des appareils
domestiques. L’objectif final restant d’expérimenter une installation capable d’effectuer
un stockage énergétique saisonnier en parallèle avec l’utilisaton directe et instantané de
l’électricité issue des panneaux solaires : stockage important de rayonnement solaire
sous forme de dihydrogène en été, puis utilisation des stocks en hiver. On obtiendrait
alors un logement indépendant au niveau de sa consommation annuelle d’énergie.
La molécule de dihydrogène est la plus petite molécule existante car elle est
composée de deux atomes dont le rayon est le plus minime : l’hydrogène. Par
conséquent, son stockage dans un volume donné nécessite des conditions rigoureuses
pour éviter les fuites. De plus, cette molécule est très facilement inflammable ou
explosive, d’où la nécessité de contrecarrer ce danger. Pour les applications
auxquelles, on destine l’hydrogène les modes de stockage actuels ne suffisent pas.
Une autre méthode de stockage est en cours d’étude : le stockage dans des
micro ballons en verre. Ces ballons ont un diamètre de l’ordre du millimètre et une
épaisseur de quelques micromètres. Ils sont remplis par perméation autour de 400°C et
peuvent ensuite résister à des pressions élevées. Le gaz est libéré par destruction du
verre ou par chauffage. Cette forme de stockage limite les risques d’explosion.
21
Les piles à combustibles
Non polluante, la pile à combustible (PAC) a fait ses preuves sur les engins
spatiaux. Elle nourrit aujourd’hui de nouvelles ambitions : propulser nos voitures,
éclairer et chauffer nos maisons .Mais des difficultés subsistent.
En théorie c’est l’idéal. Au départ : de l’oxygène et de l’hydrogène ; combustibles bon
marché et facilement accessibles ; à l’arrivée : une électricité « propre »,sans déchets
toxiques ni nuisances….Le tout avec un excellent rendement et une fiabilité établie
depuis des décennies sur des engins spatiaux. Bref, une solution si parfaite qu’on
s’attendrait à la voir partout. Or, force est de constater, qu’on est sur ce point bien loin
du compte. Bien qu’aujourd’hui la pile à hydrogène refait surface ; en raison des
problème énergétiques tel l’épuisement à terme des énergies fossiles comme le
pétrole ; elle n’a toujours pas franchi le seuil de notre vie quotidienne. Avant de
comprendre pourquoi ,il faut vous parlez plus en détail de cette pile à combustible.
I) Historique
Après que Henry Cavendish ait identifié vers 1760 les principales
caractéristiques de l’hydrogène, en l’espace de trente ans à partir de 1839, l’anglais
William Grove découvre la pile à combustible, le français Gaston Planté découvre
l’accumulateur au plomb(1859) et le Belge Téophile Gramme découvre le moteur
électrique(1869) : ainsi, dès le milieu du XIX ème siècle , l’europe créait les premiers
éléments d’une chaîne complète de traction électrique « propre », précurseur des
véhicules du futur que l’on attend vers 2010…ou 170 ans plus tard !
Entre temps et depuis la découverte de Grove, la pile à combustible est tombée dans
l’oubli jusqu’au début des années soixante quand General Electric l’a reprise pour la
développer et en installer deux modules de 1KW dans les premières capsules spatiales
Gemini : c’est le véritable point de départ de l’aventure industrielle de cette technologie.
III) Le mécanisme
22
il suffit alors d’empiler les éléments en série. Un matériau d’interconnexion (plaque
bipolaire) permet l’assemblage des cellules entre elles. Il a pour fonction de collecter les
électrons provenant des électrodes mais aussi de séparer les gaz comburant et
combustible.
Le principe de fonctionnement est donc tout à fait similaire à celui d’une pile
électrique conventionnelle. Dans cette dernière, l’oxydant et le réducteur sont
progressivement consommés et on s’en débarrasse lorsque la matière active est
épuisée. Dans une pile à hydrogène, l’anode est alimentée en continu par de
l’hydrogène (combustible) (d’où le nom pile à hydrogène) provenant d’un réservoir, et la
cathode est alimentée par l’oxygène de l’air(comburant).
L’hydrogène n’est pas le seul élément capable d’alimenter les piles à
combustible : le méthanol par exemple fait parti de ces autres combustibles. Le principe
de fonctionnement reste alors basé sur un échange d’électrons, en revanche l’équation
de la réaction et par conséquent les rejets (produits de la réaction) sont différents. Si
on utilise du méthanol ou du gaz naturel, on observe des émissions de CO très faible et
des émissions de CO2 légèrement inférieure à celle d’un moteur thermique, mais la pile
n’est alors plus « propre ».
23
IV) Les avantages
24
Tableau sur les différentes piles à combustible
Température de
Type de Réaction sur Réaction sur la Domaine
fonctionnement Electrolyte
pile l’anode cathode d’utlisation
(°C)
-
Alcalin KOH - - ½O2+H2O+2 e Espace,
AFC 60-90 H2+OH à2H2O+2e -
LIQUIDE à2OH Transport
Polimère
+ - Portable,
perfluoré + - ½O2+2H +2 e
PEMFC 60-90 - + H2à2H +2 e transport,
SO3 H àH2O
stationnaire
SOLIDE
Acide
+ -
phosphorifique + - ½O2+2H +2 e
PAFC 160-220 H2à2H +2 e stationnaire
PO4H3 àH2O
LIQUIDE
Sel fondu 2- -
H2+CO3 ½O2+CO2+2 e
MCFC 620-660 Li2CO3/K2CO3 - 2- stationnaire
àH2O+CO2+2 e àCO3
LIQUIDE
Céramique
2- - - 2- Transport,
SOFC 750-1000 ZrO2/Y2O3 H2+O àH2O+2 e ½O2+2 e àO
stationnaire
SOLIDE
La pile PEMFC (proton exchange membrane fuel cell) : est la pile sur laquelle
sont concentrés les plus gros efforts de développement. Ce constat tient au fait que la
pile PEM a été retenue, par tous les grands constructeurs automobiles, comme
convertisseur électrochimique des véhicules légers du futur. Ces efforts de recherche
pour augmenter les performances et diminuer le coût, aussi bien de la pile elle même
que de ces périphériques, sont à la hauteur de l’enjeu c’est à dire considérables. Tous
les grands constructeurs mondiaux ont à l’heure actuelle lancé des prototypes. A en
croire ces constructeurs, de petites séries de véhicules à pile à combustibles seront
mises sur le marché à partir de 2005-2010. Autour de ce développement se sont
ensuite greffées de nombreuses applications dans toutes les gammes de puissances
depuis le Watt jusqu’au MW.
25
Schéma du principe d’une pile à combustible
hydrogène/oxygène (type PEMFC)
Moteur
e- e-
- +
Hydrogène H+ Air appauvri en oxygène
(+eau) (oxygène) + eau
+ +
H2à2H +2e- ½O2+2H +2e-àH2O
Anode Cathode
Electrolyte : corps qui, fondu ou en solution, peut se dissocier en ions sous l’action d’un
courant électrique.
Ici, l’électrolyte permet de déplacer un ion H + de l’anode à la cathode afin de permettre
une réaction avec la cathode.
26
La pile PAFC (phosphoric acid fuel cell) : La partie la plus visible de l’activité
PAFC dans le monde se résume à cette société américaine (ONSI Corp.) qui
commercialise une pile de 200kW depuis plusieurs années avec un certain succès (plus
de 2 millions d’heures de fonctionnement cumulées). Leur coût est voisin de
3000 euros/kW se qui reste cher. Malgré ces durées de fonctionnement, les
développements potentiels de cette technologie ne sont pas considérés comme très
importants. Des inconvénients majeurs sont que l’acide phosphorique se solidifie en
augmentant de volume, ce qui impose de fortes contraintes en cas d’arrêt, et que le
milieu est très agressif, ce qui limite les températures susceptibles d’être atteintes et
nécessite d’utiliser des matériaux couteux.
La pile MCFC (molten carbonate fuel cell) : de nombreux prototypes ont été
construits et testés depuis plusieurs années notamment au Japon. Ce type de piles ne
requiert pas la présence de métaux précieux, mais des difficultés majeures d’ordre
technologique subsistent (fonctionnement en milieu corrosif à température très élevée,
problèmes d’étanchéité des cellules).
La pile SOFC (solid oxide fuel cell) : elle possède des performances présentes
et potentielles intéressantes. En effet, ses rejets thermiques atteignent 800°C, ce qui
permet une valorisation intéressante au travers de cycles combinés, ce qui conduit à un
un rendement global supérieur à 80% (très élevé). En outre, elle permet l’utilisation
directe d’hydrocarbures qui peuvent être facilement reformés en se passant de
catalyseurs à base de métaux nobles. Ainsi cette filière fait l’objet d’efforts importants
aussi bien aux USA, au Japon , ou en Europe où l’on développe deux familles
technologique : la technologie cylindrique et la technologie planaire (plus complexe,
mais potentiellement plus compacte et peut être plus économique).
27
Toutes ces piles fonctionnent généralement autour d’un point qui correspond à un
rendement brut de l’ordre de 50%. Chacune de ces piles possèdent ses propres
particularités, un utilisateur fera donc un choix selon les paramètres qui lui sont imposés
par son cahier des charges, comme :
Quand l’intérêt de la pile à combustible s’est révélé vers la fin des années 80, les
développements ont porté bien d'avantage sur la pile que sur le combustible, sur la
base de l’état des connaissances respectives de l’époque. Aujourd’hui, du fait des
progrès technologiques obtenus sur la pile, force est de constater qu’un déséquilibre
inverse est apparu et qu’on en sait beaucoup moins sur le combustible que sur la
pile !…D’où un effort accru sur cette thématique.
Le combustible le plus approprié pour tous les types de pile étant l’hydrogène cela pose
d’énormes problèmes notamment pour le stockage.
Au sein même de la pile, le platine qui recouvre les électrodes reste le talon d’Achille de
cette dernière. En effet, ce métal précieux est très coûteux (30 à 40000 euros/kg). Si
on ajoute à cela des membranes électrolytiques assez complexes (elle doivent laisser
passer les protons H+ et empêcher les ions de se promener dans le milieu qui sépare
les électrodes sinon on aurait des courts circuits) on arrive à un prix de revient du
dispositif très élevé.
28
Mais la recherche avance très rapidement et on trouve déjà des solutions pour
remplacer le platine et fabriquer des membranes de moins en moins chères. On parle
déjà de piles à un prix plancher de 50 euros/kW.
Conclusion : Depuis une quinzaine d’année, les piles à combustible, du fait de leurs
performances énergétiques et environnementales, connaissent un développement
spectaculaire dans toutes les gammes de puissance :du mW au MW. Même si le
problème du coût et du stockage subsiste, les annonces très optimistes des chercheurs
ne peuvent que convaincre les clients, d’autant plus que les technologies de stockage
font l’objet d’un important effort de recherche. Pour des raisons liées à la fiabilité et à
des contraintes d’industrialisation en grande série, le concept d’électrolyte solide
semble être le plus attractif . C’est la raison pour laquelle nous ne serions pas étonné
de voir apparaître dès 2005-2010 des piles PEMFC et SOFC à travers de nombreuses
applications et c’est la raison pour laquelle nous pensons que l’hydrogène, à travers le
concept de la pile à combustible s’annonce être l’énergie du futur.
29
Etude expérimentale d’une pile à combustible
Electrolyseur
Pile PEMFC
Pt = n(H2) × Q(H2)
n(H2) = P×V/R×T
30
P =105 Pa
R = 8.31 USI
V = 2.65 mL/min
= 2,65×10-6 m3/min
T =298.6 K
n(H2) = 105×2,65×10-6 /8.31x298.6
= 1,08×10-4 mol/min
Donc
n(H2) = 1,08×10-4 mol/min
= 1,8 ×10-6mol/s
Pt = n(H2) × Q(H2)
= 1,8×10-6 x
286×103
= 515 mW
Ainsi la puissance théorique de la pile est égale à 515 mW
Pe = U x I
Pe = 4,4×10-3 x 0.245
= 108 mW
r = P e / Pt
r= 108 / 515 × 100
r= 21%
D- Remarques
Pe’ = U x I
31
Dans ces conditions :
U : la tension aux bornes de la pile est égale à 1,68×10-3 V
I : l’intensité du courant produit par la pile est égale à 0.095
r’ = Pe’/ Pt
=16 / 515 × 100
= 3.1%
On constate ainsi que le rendement de la pile est sensible à la quantité de dioxygène.
Dans une application mobile par exemple une voiture il est donc nécessaire d’élaborer
un système de ventilation afin que la pile est un rendement raisonnable.
Les moteurs thermiques sont soumis aux limitations du cycle de Carnot. En effet,
la chaleur produite lors de l’explosion dans un moteur est convertie d’une part en
énergie, et d’autre part en chaleur libérée par le moteur. Cette chaleur est perdue par le
moteur .C’est donc une perte d’énergie qui limite au niveau du rendement les moteurs à
explosion.
Contrairement à un moteur à explosion, la pile à combustible n’est pas soumise
au cycle de Carnot. En effet, la totalité du dihydrogène apporté est convertit en énergie
électrique ce qui permet à la pile d’avoir un rendement théorique de 100%(cela sans
prendre en compte le phénomène d’entropie).
Le rendement est donc un atout majeur mis en avant aujourd’hui pour justifier les
travaux sur les piles à combustibles .
Aujourd’hui les piles à combustible présente encore des points durs. En effet,
nous avons vu précédemment dans l’étude d’une pile PEMFC que l’oxygène comburant
de la réaction électrochimique de la pile, limitait son rendement s’il n’était pas en
proportion stoechiométrique avec l’hydrogène. Ainsi dans une application automobile, il
est nécessaire d’embarquer des systèmes de ventilation qui vont consommer de
l’énergie et de ce fait faire baisser le rendement de la pile. De plus, nous avons observé
lors de cette étude que la réaction de la pile n’était pas immédiate : il faut attendre
environ 1 minute pour que la pile commence à produire de l’énergie. Par conséquent il
sera nécessaire d’installer des batteries tampon dans les applications automobiles.
Cela afin de permettre l’apport de suffisamment d’oxygène pour ventiler les piles et pour
démarrer rapidement.
32
Application de l’hydrogène
grâce aux piles à combustible
33
II) Les applications “transport”
C’est le domaine d’application qui est à l’origine du développement de la pile à
combustible vers 1990.
Dans le domaine des véhicules légers, de nombreux prototypes ont déjà vu le jour. La
propulsion électrique à partir d’une pile à combustible devra se faire en plusieurs étapes
successives. La technologie utilisée dans ces applications sera essentiellement de type
PEMFC.
Dans le domaine des véhicules lourds, plusieurs prototypes de bus ont été construits à
partir de 1993. Les constructeurs estiment qu’en 2010 on aboutira à des prix
équivalents à ceux d’un bus classique. Il est vraisemblable que, le lancement du bus
alimenté en hydrogène sous pression sur le toit du véhicule, enclenchera le processus
pour la voiture individuelle.
34
L'effet de serre
I) Introduction
L'effet de serre est un phénomène naturel. S'il n'existait pas, la Terre serait inhabitable,
car la température moyenne à sa surface serait inférieure de quelques 33°C à ses
niveaux actuels.
Cependant, ce phénomène est amplifié par les formes contemporaines du
développement des activités humaines. En effet, les principaux gaz responsables de
l'effet de serre sont produits par l'Homme, du fait de l'industrialisation poussée et de
l'énergie consommée pour vivre.
Mais avant de développer notre sujet, une définition de l'effet de serre s'impose; ce
terme peut prendre deux significations :
En premier lieu, c'est un effet de serre naturel de la basse atmosphère, ou troposphère,
qui contribue à retenir une partie de la chaleur solaire reçue à la surface de la Terre et à
maintenir l'équilibre thermique de la planète.
Cependant actuellement, lorsque l'on parle de l'effet de serre, on évoque plutôt les
risques liés à la modification actuelle de la troposphère, modification entraînée par
certaines activités humaines que nous étudierons dans cette partie.
Après avoir, dans une première partie, expliqué les mécanismes de l'effet de serre,
nous envisagerons l'étude de ses causes pour, ensuite, en dégager les conséquences.
35
II) Le mécanisme de l'effet de serre
A-Explication du mécanisme
L'effet de serre est un phénomène très complexe qui peut se résumer ainsi :
Les rayons solaires, émis durant la journée, qui échauffent la surface de la Terre,
traversent facilement l'atmosphère. Au contraire, la nuit, c'est la Terre qui émet des
radiations infrarouges de grandes longueurs d'ondes. Ces radiations infrarouges sont
absorbées par la vapeur d'eau et les nuages. La troposphère (vapeur d'eau et dioxyde
de carbone (CO2) principalement) se comporte alors comme une "vitre" qui renvoie une
grande partie des rayons absorbés vers la surface de la Terre. Ainsi, les pertes de
chaleur sont réduites. L'atmosphère est pour ainsi dire, "opaque" aux rayons émis par la
Terre. C'est pour cette raison que l'on parle "d'Effet de Serre".
Ce phénomène explique par exemple que durant une même saison, les nuits avec
un ciel couvert connaissent des températures plus élevées que les nuits avec le ciel
dégagé.
D'autres gaz tels que l'oxyde d'azote (N2O), les composés chlorofluorocarbonés
(CFC), l'ozone (O3) et le méthane (CH4) prennent aussi part dans l'effet de serre, mais
ils ont un rôle moindre dans le phénomène par rapport au dioxyde de carbone.
36
B-Rôle de l'effet de serre
L'effet de serre a donc un rôle très important. C'est ce phénomène qui nous permet de
survivre sur Terre. En effet, sans les gaz à effet de serre, la température moyenne sur
Terre serait de -18°C environ. La présence de ces gaz assure une température
moyenne de 15°C sur notre planète.
C-Expérience
Pour expliquer l'effet de serre, nous pensions tout d'abord réaliser une manipulation qui
aurait montré l'effet du CO2 dans l'atmosphère terrestre, après avoir été chauffé par une
source de chaleur.
Malheureusement, il s'est avéré très difficile de réaliser cette manipulation vu les faibles
résultats obtenus par les différentes personnes ayant préalablement tenté l'expérience.
Nous avons alors décidé de réaliser cette expérience avec de l'eau, qui à l'état gazeux
permet de simuler l'effet de serre dû au CO2, du fait, qu'il absorbe tout comme le CO2,
les infrarouges émis par le sol. Cette manipulation, nous auras permis de démontrer
plus concrètement les actions des gaz à effet de serre.
Dispositif expérimental
Film plastique
Boîte métallique
Morceau de carton (contenance 1L)
protégeant la sonde
Enceinte en
polystyrène
Sonde thermométrique
reliée à l’ordinateur Distance lampe enceinte vaut environ 10cm
Sable sec
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Protocole expérimental
Attention ! Pour bien montrer un effet de serre, il faut réaliser l’expérience à "vide"(sable
sec), afin de comparer les deux atmosphères qui devrons présenter un écart de
température.
Informations complémentaires
Cette expérience peut-être tout à fait valable à l’échelle de la planète puisque
sur cette dernière, la vapeur d’eau est le plus important gaz à effet de serre.
Pourtant on parle beaucoup plus d’autres gaz comme le CO2, puisque la
vapeur d’eau est d’origine naturelle. Malgré cela, cette dernière joue un rôle
certain et important dans le réchauffement de la planète.
Résultats
40
35
30
25
20 Série1
15
10
0
0
2,
4,
7,
9,
12
14
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19
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28
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48
50
52
55
57
60
62
64
67
69
72
74
76
79
81
38
Lors de la manipulation, la température de l'enceinte sèche s'est stabilisée à 32°C.
Après avoir ajouté de l'eau (47ème min), cette température s'est stabilisé à 37°C (a la 82
min). Il y a donc, une différence de 5°C entre une atmosphère sèche et une atmosphère
contenant un gaz à effet de serre.
Interprétations
Le CO 2 est, de loin, le plus important des gaz à effet de serre d'origine anthropique
(du à l'Homme). A l'état naturel, sa teneur dans l'atmosphère est faible : 0.0294% du
volume ou 294 ppm (parties par milliard) ; mais depuis la Révolution Industrielle (milieu
du XIX ème siècle), avec l'utilisation massive des combustibles fossiles (charbon, gaz,
pétrole), la destruction des forêts tropicales et les feux de brousses qui ravagent la
savane, la quantité de dioxyde de carbone rejeté dans l'atmosphère et non absorbé par
la végétation ne cesse d'augmenter à un rythme de plus en plus rapide.
Les pays industrialisés ont une responsabilité particulière dans l'accumulation des
gaz à effet de serre dans l'atmosphère. En effet, ils en émettent plus des deux tiers
aujourd'hui encore.
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Enfin, le tableau des émissions de CO2 par habitants montre également que les pays
industrialisés émettent beaucoup plus de CO2 que les autres pays.
États-Unis 5,4
Pays-Bas 3,1
OCDE 3,0
Allemagne 3,0
France 1,7 (Pour information, l'OCDE est l'Organisation de
Chine 0,6 Coopération
et de Développement Economique. La France en fait
Afrique 0,2 partie, ainsi que 29 autres pays.)
Monde 1,1
Les autres pays sont les pays en voie de développement et ce sont eux qui feront, à
l'avenir, partie des principaux pays responsables de l'accroissement des émissions de
CO2 et autres gaz à effet de serre. Leurs besoins en énergies augmentent fortement, en
lien avec leur développement économique et avec leur dynamisme démographique.
De plus, ces besoins en énergies risquent d'être satisfaits, le plus souvent, à partir de
charbon, qui est l'énergie fossile la plus polluante pour l'effet de serre. Il s'agit en plus,
de la principale ressource énergétique de ces pays, dont l'Inde et la Chine, qui sont les
plus importants en nombre d'habitants.
Ainsi, ces deux pays pourraient représenter plus d'un tiers des émissions mondiales de
gaz à effet de serre en 2050 comme l'indique le tableau ci-dessous.
1990 2500
OCDE 48 25
dont Etats-Unis 23 12
Chine et Inde 13 38
Reste du monde 16 20
Source : modèle GREEN de l'OCDE, 1998.
Mais le CO2 n'est pas le seul gaz d'origine anthropique responsable de l'effet de
serre. Même s'ils sont présents, en moins grandes quantités dans l'atmosphère,
d'autres gaz ont un rôle dans le réchauffement de la planète. De plus, leur
concentration a tendance à augmenter de plus en plus vite depuis 1990.
40
Tous ces gaz ont un pouvoir d'absorption des radiations infrarouges encore plus
puissant que le CO2 et ils ont diverses origines humaines comme l'indique le tableau
suivant :
Source : GIEC, 1990, 1992. (tableaux extraits du site du sénat sur l'Effet de serre)
C- La vapeur d'eau
A tous ces gaz présents dans l'atmosphère, il faut donc ajouter l'eau qui est à
l'état de vapeur. La combustion des hydrocarbures, largement répandue dans notre
société, est l'un des principaux responsables de l'apparition de CO2. Mais elle entraîne
aussi une production de vapeur d'eau dont une grande partie est évacuée vers la
Troposphère.
En effet, l'équation bilan de la combustion d'un hydrocarbure montre qu'il y a plus d'eau
produite que de CO2 dans cette réaction :
CnH(2n+2) + ((3n+1)/2) O2 à nCO2 + (n+1) H2 O
A titre d'exemple, l'essence qui, sur un plan thermochimique, est assimilable à l'octane
(C 8H18) et qui est largement utilisée, a pour équation de combustion :
C8H18 + 25/2 O2 à 8 CO2 + 9 H2 O
41
IV) Les conséquences
A-Les moyens de lutte
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Cette augmentation de la température ne sera pas sans conséquence directe pour la
santé des hommes : ainsi, hormis dans les régions froides où la mortalité due au froid
diminuerait, une augmentation de la mortalité et des infections cardio-respiratoires est à
craindre, principalement dans les villes. Au niveau économique, l'augmentation de la
température de 2,5°C entraînerait une diminution de 1,5 à 2% du PIB mondial.
Voila la carte des îles et des villes qui pourraient être englouties par l'eau si la terre
continuait à se réchauffer :
( Select regions at risk : régions à risque ; Select islands at risk : îles à risque ; Sea ice : banquise; Land
ice sheet : calotte glacière ).
CONCLUSION : L'effet de serre est et sera, dans les décennies à venir une grande
préoccupation quant à l'avenir de l'Homme sur la planète.
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La première des choses à faire est de combattre l'effet de serre, par différents moyens
issus de ce même progrès. Il faut accorder de l'importance aux énergies nouvelles et
propres. Malheureusement, les recherches scientifiques sur l'hydrogènes, n'en sont
qu'à leurs débuts. Le progrès doit travailler dans ce sens.
L'effet de serre est à l'origine ce qui nous permet de vivre, mais du fait de nos "abus",
ce phénomène se retourne peu à peu contre nous et va, à terme, nous être nocif.
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Conclusion
Dans le cadre de notre étude, nous avons constaté que le dihydrogène présente
des atouts majeurs qui lui assurent un bel avenir en tant que vecteur énergétique
intermédiaire. En effet, ses applications recouvrent un large éventail des besoins
énergétiques humains : il est utilisable dans le domaine des transports, des applications
stationnaires et portables, sans compter son rendement énergétique élevé. De plus,
c’est une énergie propre si sa production s’opère à partir d’une énergie non polluante
comme le rayonnement solaire. Cet avantage est capital suite aux récentes polémiques
à propos de l’effet de serre.
Cependant, nous avons remarqué au cours de nos expériences que son utilisation est
dangereuse car il s’agit d’un gaz explosif. Son emploi nécessite aussi des conditions
matérielles rigoureuses au niveau de son stockage et des conduits car ce gaz est très
pénétrant. Ainsi nous n’avons pas pu réaliser de stockage important et durable par
manque de moyens matériels. Il sera aussi utile de poursuivre les travaux de
recherches et de développement afin d’obtenir des installations accessibles à toutes les
catégories de la population.
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Bibliographie
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Remerciements.
M Hollmuller du Centre
Universitaire d’Etude des
Problèmes de l’Energie
de Genève
L’association française du
dihydrogène (AFH2)
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