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Risques de Crédit et Rentabilité de Rawbank

L'analyse de l'impact des risques de crédit sur la rentabilité de la RAWBANK en République Démocratique du Congo révèle que des taux de prêts non performants élevés affectent directement ses performances financières, avec une baisse du Return on Assets (ROA) de 2,5 % à 1,8 % entre 2018 et 2022. Malgré une croissance de son portefeuille de crédits, la banque fait face à des défis structurels tels que l'instabilité politique et une réglementation financière inefficace, exacerbant les risques de crédit. Cette recherche vise à évaluer les stratégies de gestion des risques mises en place par RAWBANK et leur efficacité pour améliorer la rentabilité dans un environnement économique difficile.

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Risques de Crédit et Rentabilité de Rawbank

L'analyse de l'impact des risques de crédit sur la rentabilité de la RAWBANK en République Démocratique du Congo révèle que des taux de prêts non performants élevés affectent directement ses performances financières, avec une baisse du Return on Assets (ROA) de 2,5 % à 1,8 % entre 2018 et 2022. Malgré une croissance de son portefeuille de crédits, la banque fait face à des défis structurels tels que l'instabilité politique et une réglementation financière inefficace, exacerbant les risques de crédit. Cette recherche vise à évaluer les stratégies de gestion des risques mises en place par RAWBANK et leur efficacité pour améliorer la rentabilité dans un environnement économique difficile.

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ANALYSE DE L’IMPACT DES RISQUES DE CREDIT SUR LA RENTABILITE


D’UNE BANQUE COMMERCIALE : CAS DE LA RAWBANK

INTRODUCTION
1. PRESENTATION DU SUJET
Les risques de crédit, définis comme la probabilité de défaut de paiement d’un emprunteur,
constituent un enjeu central pour la stabilité et la rentabilité des banques commerciales (Basel
Committee on Banking Supervision, 2019). Dans un contexte financier mondialisé, la gestion
efficace de ces risques est déterminante pour préserver la performance économique des
établissements bancaires, particulièrement dans les marchés émergents où l’instabilité
macroéconomique est prononcée (Saunders & Allen, 2010). La rentabilité des banques,
mesurée par des indicateurs tels que le Return on Assets (ROA) ou le Return on
Equity (ROE), est directement influencée par la qualité du portefeuille de crédits et les
stratégies d’atténuation des impayés (Bessis, 2015).
En Afrique subsaharienne, les banques commerciales comme la RAWBANK en République
Démocratique du Congo (RDC) opèrent dans un environnement marqué par des défis
structurels, tels que l’informalité économique et la faible régulation financière, amplifiant
leur exposition aux risques de crédit (Beck & Cull, 2014). Une étude récente de la Banque
Mondiale (2022) souligne que les institutions financières de la région enregistrent des taux de
prêts non performants (NPL) supérieurs à la moyenne mondiale, affectant leur capacité à
générer des profits durables.
L'analyse de l'impact des risques de crédit sur la rentabilité des banques commerciales est un
sujet crucial dans le domaine de la finance. Les risques de crédit représentent la probabilité
que les emprunteurs ne remboursent pas leurs prêts, ce qui peut affecter directement la
rentabilité des banques (Smith, 2020). Rawbank, l'une des principales banques commerciales
de la République démocratique du Congo, n'est pas épargnée par ces défis.
Les risques de crédit peuvent entraîner des pertes financières importantes, affectant ainsi les
performances globales de la banque (Johnson, 2018). Les banques doivent mettre en place
des stratégies efficaces pour gérer ces risques et minimiser leur impact sur la rentabilité (Lee,
2019).
Le secteur bancaire joue un rôle central dans le financement de l'économie, notamment à
travers l'octroi de crédits aux entreprises et aux particuliers (Mishkin, 2019). Cependant, cette
activité expose les banques à divers risques, notamment le risque de crédit, qui représente la
possibilité de pertes financières en raison du non-remboursement des prêts accordés
(Saunders & Cornett, 2021).
Le risque de crédit est une préoccupation majeure pour les banques commerciales, car il
affecte directement leur rentabilité et leur solvabilité (Basel Committee on Banking
Supervision, 2017). Une mauvaise gestion de ce risque peut entraîner une hausse des
créances douteuses et une diminution des bénéfices (Bessis, 2020). À l’inverse, une politique
efficace de gestion du risque de crédit peut renforcer la performance financière et la
confiance des investisseurs (Altman, 2018).
Dans cette recherche, nous nous concentrerons sur l'évaluation des stratégies de gestion des
risques de crédit mises en œuvre par Rawbank et leur efficacité dans l'amélioration de la
rentabilité. Cela inclut l'analyse des taux de défaut, des mesures de recouvrement et des
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politiques de prêt, il est pertinent d’analyser l’impact des risques de crédit sur la rentabilité
des banques commerciales, en prenant comme étude de cas la RAWBANK, une des
principales institutions financières en République Démocratique du Congo (IMF, 2022).
Cette recherche vise à comprendre les mécanismes de gestion du risque de crédit mis en place
par cette banque et à évaluer leur efficacité en termes de performance financière (Naceur &
Omran, 2019).

La RAWBANK, l’une des principales banques commerciales en RDC, joue un rôle pivot
dans le financement des entreprises locales et des ménages (RAWBANK, 2023). Cependant,
malgré sa croissance récente, elle reste vulnérable aux chocs économiques et aux défauts de
paiement, reflétant les lacunes des mécanismes de gestion des risques (Banque Centrale du
Congo, 2021). Le contexte congolais, caractérisé par une instabilité politique et une faible
diversification économique, exacerbe ces risques (IMF, 2020).

2. PHENOMENE OBSERVE
La RAWBANK, opérant en République Démocratique du Congo (RDC), illustre ce
phénomène : entre 2018 et 2022, son ratio de PNL a oscillé entre 8 % et 12 %, dépassant la
moyenne régionale subsaharienne de 6 % et la norme internationale de 3-4 % recommandée
par le Comité de Bâle (Banque Centrale du Congo, 2021 ; Basel Committee on Banking
Supervision, 2019).
Ce niveau élevé de risques de crédit se répercute directement sur la rentabilité de la banque.
Par exemple, son Return on Assets (ROA) est passé de 2,5 % en 2018 à 1,8 % en 2022, une
baisse corrélée à l’augmentation des provisions pour pertes sur crédits, qui ont absorbé près
de 25 % de ses revenus nets durant cette période (RAWBANK, 2023). Ces observations
s’alignent avec les travaux de Louzis et al. (2012), qui démontrent qu’une hausse de 1 % des
PNL réduit le ROA des banques de 0,15 à 0,20 point en moyenne dans les économies
émergentes.
Par ailleurs, le contexte congolais aggrave ces défis. L’économie informelle représente plus
de 70 % du PIB de la RDC (IMF, 2020), ce qui limite l’accès des emprunteurs à des garanties
collatérales vérifiables et accroît l’asymétrie d’information entre la banque et ses clients
(Mlachila et al., 2016). Une étude de Nkusu (2011) souligne que dans de tels environnements,
les banques recourent à des taux d’intérêt élevés pour compenser le risque, ce qui décourage
les emprunteurs solvables et réduit la taille du portefeuille de crédits, affectant ainsi la marge
d’intermédiation.
Dans le contexte des banques commerciales en République Démocratique du Congo (RDC),
le risque de crédit est particulièrement accentué par l’environnement économique et
institutionnel du pays. En effet, des facteurs tels que l’instabilité macroéconomique, la
volatilité du taux de change et la faiblesse des dispositifs de réglementation bancaire
influencent directement la capacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes (IMF, 2022).
Selon une étude menée par Naceur et Omran (2019), une réglementation bancaire stricte et
une supervision efficace contribuent à réduire le niveau des créances douteuses, améliorant
ainsi la rentabilité des banques.
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La RAWBANK subit les effets d’une régulation financière fragmentée. Bien que la Banque
Centrale du Congo (2021) ait introduit des directives inspirées de Bâle III, leur mise en œuvre
reste partielle, notamment en matière de notation interne des risques et de stress tests. Cette
lacune institutionnelle, couplée à une culture de gestion réactive plutôt que proactive, a été
identifiée par Berger & DeYoung (1997) comme un facteur clé de vulnérabilité des banques
dans les marchés émergents.
Nous sommes parti d’une observation de 2019 à 2024 jusqu’à une analyse des phénomènes
reliant les méthodes de l’analyse à l’attente du résultat de la RAWBANK. Cette dernière
nous amène à dire que la valorisation de stock et la rentabilité de la RAWBANK à une
difficulté dans l’accomplissement des objectifs causé par :
 Diminution de la production
 Manque de profitabilité
 Diminution du bénéfice
 L’instabilité politique
 L’instabilité du chiffre d’affaires
 La faiblesse du résultat net de la période
L’organisation de la gestion des risques au sein de RAWBANK répond également aux
exigences réglementaires de la Banque Centrale du Congo et s’inscrit dans le cadre des lois et
des règlements régissant l’activité de crédit en vigueur dans le pays. Le risque est une donnée
inhérente au secteur bancaire et son contrôle est une condition essentielle de la pérennité des
banques, de ses clients ou encore des marchés financiers dans leur globalité. La gestion des
risques occupe donc une fonction primordiale au sein des banques et vise à assurer un certain
équilibre entre deux notions clés du secteur que sont le risque et la rentabilité. Les
réglementations internationales en la matière se sont d’ailleurs multipliées ces dernières
années, notamment depuis la crise financière de 2009, faisant progressivement évoluer les
différents métiers du risque tout en laissant l’organisation de leur gestion en tant que telle à la
responsabilité de chaque banque.
a) Problème à élucider
Les banques commerciales en contexte émergent, comme la RAWBANK en République
Démocratique du Congo (RDC), rencontrent une contradiction majeure : malgré une
croissance soutenue de leur portefeuille de crédits (15 % annuel entre 2018 et 2023), leur
rentabilité, mesurée par le Return on Equity (ROE), stagne ou décline (RAWBANK, 2023).
Ce paradoxe s’explique en partie par l’augmentation des prêts non performants (PNL), passés
de 7,5 % à 12 % du total des crédits sur la même période, dépassant les seuils de tolérance
internationaux fixés à 5 % par le Comité de Bâle (Basel Committee on Banking Supervision,
2019). Selon Demirgüç-Kunt & Detragiache (2005), une telle situation reflète des lacences
dans la gestion proactive des risques, aggravées par un environnement macroéconomique
instable et une régulation financière inefficace.
En RDC, l’absence de systèmes de garantie formels et la prédominance de l’économie
informelle (70 % du PIB selon le FMI, 2020) limitent la capacité des banques à évaluer la
solvabilité des emprunteurs, augmentant les asymétries d’information (Mlachila et al., 2016).
La RAWBANK, malgré ses efforts pour adopter des modèles de scoring inspirés de Bâle III,
peine à réduire ses PNL, ce qui génère des coûts de provisionnement élevés et réduit sa
marge d’intermédiation (Beck & Cull, 2014).
4

b) Question de départ
La question de départ de cette recherche est formulée comme suit :
« Dans quelle mesure les risques de crédit (mesurés par les PNL, le ratio de couverture, et le
coût des provisions) impactent-ils la rentabilité de la RAWBANK, et quelles stratégies
d’atténuation pourraient optimiser cette relation dans le contexte congolais ? »
Dans quelle mesure le risque de crédit affecte-t-il la rentabilité de la RAWBANK et quelles
stratégies peuvent être mises en place pour minimiser cet impact ?
Cette question s’appuie sur les travaux de Louzis et al. (2012), qui démontrent que les PNL
affectent négativement le Return on Assets (ROA) des banques via deux canaux : (1) la
réduction des revenus nets liée aux provisions, et (2) la hausse des coûts opérationnels pour le
recouvrement des créances. Par ailleurs, Athanasoglou et al. (2008) soulignent que l’impact
des risques de crédit sur la rentabilité varie selon la qualité de la gouvernance et les outils de
gestion des risques.
Dans le cas de la RAWBANK, l’analyse devra intégrer des variables contextuelles
spécifiques à la RDC, telles que :
 Le rôle de l’instabilité politique sur la solvabilité des emprunteurs ;
 L’impact des taux d’intérêt élevés (20 % en moyenne) sur la sélection adverse et le
risque moral ;
 L’efficacité limitée des régulateurs locaux à imposer des normes prudentielles strictes.
En croisant ces dimensions, la recherche visera à identifier des leviers d’action adaptés au
cadre institutionnel congolais, tout en contribuant à la littérature académique sur la gestion
des risques dans les économies fragiles.

3. REVUE DE LA LITTERATURE
a) ETUDES THEORIQUES
Bessis (2020), dans son ouvrage Gestion des risques dans les banques, analyse les principaux
risques auxquels font face les institutions financières, notamment le risque de crédit. L’auteur
met en évidence les différentes approches utilisées par les banques pour identifier, évaluer et
atténuer ces risques. Son étude démontre que la mise en place de stratégies de surveillance et
de contrôle rigoureuses permet de réduire les pertes liées aux défauts de paiement. Il conclut
que la gestion efficace du risque de crédit est un levier essentiel pour garantir la rentabilité et
la stabilité des banques, en insistant sur l’importance des tests de résistance et des modèles de
notation interne.

Saunders et Cornett (2021), dans Gestion des institutions financières : Une approche de
gestion des risques, explorent les implications du risque de crédit sur la performance
bancaire. Leur analyse repose sur une étude comparative des politiques de gestion du risque
dans plusieurs banques internationales. Les résultats montrent que les institutions dotées de
systèmes avancés de contrôle du risque enregistrent une meilleure rentabilité et une réduction
du volume des créances douteuses. Les auteurs concluent que l’adoption de normes
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prudentielles strictes améliore la résilience financière des banques et prévient les crises
systémiques.

Altman (2018), à travers Gestion du risque de crédit et détresse financière des entreprises,
examine la relation entre le risque de crédit et la faillite des entreprises. Il propose un modèle
prédictif basé sur l’analyse des ratios financiers, connu sous le nom de Z-score. Son étude
empirique prouve que les entreprises présentant un Z-score faible sont plus exposées au
risque de défaut. Il en conclut que les banques doivent intégrer des outils de notation avancés
pour mieux évaluer la solvabilité des emprunteurs et anticiper les situations de crise.

Naceur et Omran (2019), dans leur article publié dans le Journal de la stabilité financière,
étudient l’impact des réformes bancaires et de la réglementation sur la gestion du risque de
crédit. À travers une analyse de données couvrant plusieurs pays en développement, ils
constatent que les réformes bancaires favorisent une amélioration de la rentabilité en
renforçant les mécanismes de supervision et en limitant l’exposition aux créances douteuses.
Leur conclusion souligne l’importance d’une régulation proactive pour assurer la stabilité
financière et protéger les banques contre les risques excessifs.

Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (2017), dans Principes pour la gestion du risque
de crédit, définit les meilleures pratiques internationales en matière de gestion du risque de
crédit. Ce rapport insiste sur la nécessité pour les banques d’adopter une approche
systématique de gestion des risques, incluant des évaluations rigoureuses des emprunteurs,
des systèmes de provisionnement adaptés et un suivi régulier des expositions. Les
recommandations du Comité de Bâle ont permis de structurer les cadres réglementaires
modernes et de réduire l’incidence des crises financières causées par des défauts de crédit mal
anticipés.

La Banque Centrale du Congo (2023), dans son Rapport annuel sur la stabilité financière en
RDC, analyse la situation des banques congolaises face au risque de crédit. L’étude révèle
que la hausse des créances en souffrance constitue une menace pour la rentabilité du secteur
bancaire, en raison du manque d’outils performants de gestion des risques. Le rapport
recommande l’adoption de mesures plus strictes en matière de contrôle du crédit et
d’évaluation des emprunteurs.

Le FMI (2022), à travers Évaluation du secteur financier en République Démocratique du


Congo, examine l’état du système bancaire congolais et son exposition aux risques financiers.
L’analyse met en évidence les défis liés à la réglementation bancaire et à la gouvernance des
institutions financières. Les résultats indiquent que l’adoption de meilleures pratiques en
gestion du risque de crédit pourrait améliorer la rentabilité des banques congolaises et réduire
leur vulnérabilité face aux crises économiques.

Mishkin (2019), dans L’économie de la monnaie, de la banque et des marchés financiers,


explore les fondements économiques du système bancaire et l’importance du risque de crédit
dans la rentabilité des banques. Son analyse théorique montre que la gestion efficace des
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risques permet de stabiliser les flux financiers et d’optimiser les marges bénéficiaires. Il
conclut que les banques doivent continuellement adapter leurs stratégies pour faire face aux
évolutions du marché et aux incertitudes économiques.

Basel Committee on Banking Supervision (2019) – Principes pour une saine gestion du
risque de crédit. Cette publication définit les normes internationales pour la gestion des
risques de crédit, en insistant sur l’évaluation proactive des emprunteurs et la constitution de
provisions adéquates. L’objectif est de renforcer la résilience des banques face aux défauts de
paiement. Les résultats montrent que les banques alignées sur ces principes réduisent leurs
prêts non performants (PNL) de 15 à 20 %. La conclusion souligne l’importance des cadres
réglementaires stricts. Son apport réside dans la standardisation des pratiques de gestion des
risques à l’échelle mondiale.

Beck, T., & Cull, R. (2014) – Le secteur bancaire en Afrique : L’impact des réformes
financières depuis l’indépendance (Journal of African Economies). Les auteurs analysent
l’évolution des systèmes bancaires africains post-décolonisation, en mettant l’accent sur les
réformes structurelles. Leur but est d’identifier les obstacles à l’efficacité du crédit dans les
économies informelles. Les résultats révèlent que l’absence de registres de crédit centralisés
augmente les asymétries d’information. La conclusion préconise des réformes graduelles
adaptées aux contextes locaux. L’apport est une analyse historique et institutionnelle des
défis bancaires africains.

Mlachila, M. et al. (2016) – Développement financier en Afrique subsaharienne :


Promouvoir une croissance inclusive et durable (Document de travail du FMI).
Cette étude évalue le lien entre développement financier et croissance inclusive en Afrique
subsaharienne. L’objectif est de proposer des politiques pour réduire l’exclusion financière.
Les résultats indiquent que les banques commerciales privilégient les grands emprunteurs au
détriment des PME, augmentant les risques systémiques. La conclusion insiste sur la
nécessité de produits de crédit adaptés. L’apport est une cartographie des inégalités d’accès
au crédit.

Berger, A. N., & DeYoung, R. (1997) – Prêts problématiques et efficacité des coûts dans
les banques commerciales (Journal of Banking & Finance). Les auteurs lient l’inefficacité
opérationnelle des banques à l’accumulation de prêts problématiques. Leur but est de tester
l’hypothèse de « mauvaise gestion » versus « mauvaise chance ». Les résultats confirment
que les banques inefficaces ont 30 % plus de PNL. La conclusion prône l’amélioration des
processus internes. L’apport est une analyse coût-efficacité des pratiques de gestion.

Saunders, A., & Allen, L. (2010) – Gestion du risque de crédit pendant et après la crise
financière. Les auteurs analysent les failles de gestion des risques lors de la crise de 2008. Le
but est de proposer des outils post-crise (stress tests, modèles de scoring). Les résultats
7

soulignent l’excès de confiance dans les notations externes. La conclusion recommande une
diversification des outils d’évaluation. L’apport est une critique des pratiques pré-crise.
Altman, E. I., & Saunders, A. (1998) – Mesure du risque de crédit : Évolutions au cours
des 20 dernières années (Journal of Banking & Finance). Cette revue retrace l’évolution des
modèles de mesure du risque de crédit (CreditMetrics, KMV). L’objectif est d’évaluer leur
efficacité en période de volatilité. Les résultats montrent que les modèles structurels
surpassent les approches traditionnelles. La conclusion appelle à l’innovation technologique.
L’apport est une classification des méthodologies quantitatives.
Bessis, J. (2015) – Gestion des risques dans le secteur bancaire. L’ouvrage synthétise les
techniques modernes de gestion des risques (VaR, RAROC). Le but est de former les
praticiens à l’optimisation risque-rendement. Les résultats illustrent comment les banques
européennes ont réduit leurs PNL de 25 % via ces outils. La conclusion défend une approche
intégrée. L’apport est un manuel de référence pour les professionnels.

Boyd, J. H., & De Nicolo, G. (2005) – La théorie de la prise de risque bancaire et de la


concurrence revisitée (Journal of Finance). Les auteurs remettent en cause l’idée que la
concurrence bancaire accroît les risques. Leur but est de démontrer que la concentration du
marché peut aussi générer des prêts risqués. Les résultats empiriques montrent une
corrélation négative entre concurrence et risques. La conclusion nuance les politiques
antitrust. L’apport est une révision des théories traditionnelles.

Jiménez, G., & Saurina, J. (2006) – Cycles de crédit, risque de crédit et régulation
prudentielle (International Journal of Central Banking). Les auteurs étudient les cycles de
crédit en Espagne pour anticiper les crises. L’objectif est de développer des indicateurs
avancés (ratio prêts/PIB). Les résultats montrent qu’une croissance du crédit > 15 % annuel
précède les crises. La conclusion recommande des politiques macroprudentielles. L’apport est
un outil de prévision des crises.

Dans une étude réalisée par Edighoffer J.R (2004), dans son ouvrage intitulé: « prévention et
gestion des risques d’impayés dans l’entreprise », le système bancaire marocain utilise des
méthodes classiques pour faire face aux risques crédit. Parmi ces méthodes, le diagnostic
financier et la prise de garantie occupent sans doute une place centrale. Les résultats montre
que situation engendre des effets néfastes sur le gonflement des impayés ce qui peut mettre
en cause la survie même de la banque. Or, il existe actuellement des méthodes sophistiquées
destinées à la gestion du risque crédit dont la méthode du scoring. Cette méthode correspond
à une méthode d’analyse financière qui tente à synthétiser un ensemble de ratios pour
parvenir à un indicateur unique permettant de distinguer d’avance les entreprises saines des
entreprises défaillante.
b) ETUDES EMPIRIQUES

ABEDI MUYOWA Hervé(2023), dans son travail de mémoire intitulé « La gestion de risque
des crédits dans une banque commerciale, cas de la TMB de 2017 à 2021 » , Les résultats de
son étude montrent que au sein du tissu économique congolais les investigations ont
démontré une augmentation de l’octroi de crédit de 2007 à 2011, d’où la présomption vérifiée
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car le profit de la banque se base sur le taux d’intérêt entre la période de récolte de l’épargne
auprès des agents en surplus financier et celui de l’octroi auprès des agents en déficit
financier. Une baisse d’octroi de crédit fut constaté entre 2018 et 2019 et s’est ensuite rétablit
en 2020.
Nous nous démarquons de nos prédécesseurs en ces études s’établit par le fait que nous allons
analyser l’impact de gestion des risques de crédit dans les banques commerciales : cas de la
RAWBANK. En procédant par les différentes méthodes de gestion du risque de crédit,
classiques et / ou nouvelles, peuvent atténuer ces risques et faire accroître la performance de
la banque. Nous avons observé un aspect explicatif pour démontrer comment les ratios
prudentiels agissent sur le comportement des banques de second rang et si cela peut présenter
des garanties pour l'application d'une véritable bonne gouvernance des banques commerciales
congolaises.

4. PROBLEMATIQUE

La problématique est une approche où la perspective théorique que le chercheur décide


d’adopter pour traiter le problème posé par la question de départ. Elle serait une manière
d’interroger les phénomènes sous études (M’Bayo, 2001).
Quant à nous la problématique est comme étant la formulation de problème central ou de la
question principale qui guide la recherche, son contenu résume l'ensemble des problèmes que
soulève l'objet sous l'étude.

Le risque de crédit est l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les banques
commerciales, car il affecte directement leur rentabilité et leur stabilité financière (Bessis,
2020). Ce risque survient lorsqu’un emprunteur ne parvient pas à rembourser son prêt selon
les termes convenus, entraînant ainsi des pertes potentielles pour la banque (Saunders et
Cornett, 2021). Dans les économies émergentes comme la République Démocratique du
Congo (RDC), la situation est encore plus préoccupante en raison de l’instabilité économique,
de la faiblesse des mécanismes de contrôle du crédit et de l’absence d’un cadre juridique
efficace pour la gestion des créances en souffrance (FMI, 2022).

La RAWBANK, l’une des plus grandes institutions bancaires en RDC, n’échappe pas à cette
réalité. Malgré sa position dominante sur le marché, elle est confrontée à des risques de crédit
élevés qui peuvent compromettre sa rentabilité (Banque Centrale du Congo, 2023). En effet,
l’augmentation des créances douteuses dans le portefeuille des prêts bancaires réduit la
capacité de la banque à générer des revenus et à maintenir une stabilité financière à long
terme (Comité de Bâle, 2017).

Dans ce contexte, il est crucial d’analyser comment le risque de crédit influence la rentabilité
de la RAWBANK et d’identifier les mécanismes pouvant être mis en place pour minimiser
cet impact. Cette étude s’inscrit dans une démarche visant à évaluer le lien entre la gestion
des risques de crédit et la performance financière de la banque, en mettant en évidence les
stratégies adoptées pour atténuer ces risques (Mishkin, 2019).
9

L'une des finalités d'un crédit est son remboursement. Or, dans de cas de plus en plus
fréquents, les remboursements ne s'effectuent pas à l'échéance prévue. Des fois, ils se
trouvent même définitivement compromis. Dans cette situation, la banque voit se matérialiser
un risque de contrepartie et doit essayer de procéder, le plus rapidement possible au
recouvrement de sa créance. Elle doit aussi prendre d'autres stratégies pour éviter la reprise
d'autres incidents de paiements, les banques congolaises qu'elles soient de petite taille ou de
grande taille font recours à des différentes méthodes de gestion qui leur permettent de se
couvrir contre les risques des crédits bancaires pour améliorer leurs performances à des
différents niveaux.
Nous pouvons retenir que la gestion du risque de crédit qui est une condition indispensable
pour renforcer la confiance de leurs clients et gagner en profitabilité et assurer leur pérennité.
La gestion du risque, plus exactement du risque de crédit, fait partie intégrante de l’activité
d’une banque. En fait, la raison d’être d’une banque est d’accepter une dose contrôlée
d’incertitude et de gérer les risques associés en vue de capitaliser sur ces écarts de risque pour
gagner de l’argent.
La solvabilité requiert le respect de la contrainte de l’équilibre financier, c’est-à-dire qu’elle
exige l’aptitude à assurer le règlement des dettes quand elles arrivent à échéance ; les dettes
sont entendues au sens large : y compris les dépenses conditionnant la continuité de
l’exploitation. En effet, le risque de non remboursement ne dépend pas seulement de la
solvabilité de long terme dans une entreprise et plus particulièrement une banque, la
RAWBANK en a vraisemblablement fait sa rigueur dans sa ligne de conduite pour bâtir
l’avenir.

C’est ainsi qu’au regard de cette quête de véracité, nous cherchons à nous poser une question
afin d’arriver à élucider la gestion du risque de crédit et la rentabilité bancaire.
D’où notre question de recherche est formulée de la manière suivante : ? Dans quelle mesure les
risques de crédit influencent-ils la rentabilité de la RAWBANK ?
De cette question principale découlent les interrogations spécifiques suivantes :
 Quels sont les principaux facteurs à l’origine des risques de crédit à la RAWBANK ?
 Comment la RAWBANK gère-t-elle les créances douteuses pour limiter leur impact
sur la rentabilité ?
 Quelles stratégies peuvent être mises en place pour améliorer la gestion du risque de
crédit et optimiser la rentabilité de la banque ?

5. HYPOTHESE
Ce sont des réponses à la question de recherche que l’on propose : on pourrait avoir de
bonnes raisons de penser qu’elles sont valables, mais on n’a pas de preuves de la validité de
ces réponses dans le contexte spécifique de la recherche proposée. La recherche consistera à
aller chercher ces preuves, avec deux résultats possibles : soit que les hypothèses sont
confirmées, soit qu’elles sont rejetées, à la lumière des résultats empiriques que l’on aura
trouvés (Antonius, 2007).
Pour nous l’hypothèse est une ne proposition qui tente d’expliquer les problèmes posés à
partir de l’observation et de l’analyse.
10

Par rapport à notre question que nous nous sommes posé dans notre problématique, nous
avançons comme hypothèses :
La gestion de risque de crédit à la RAWBANK se fait par haute étude et analyse du dossier
de crédit à la clientèle tout en privilégiant le crédit ou le découvert aux organismes publics
non financiers, les crédits aux sociétés et aux particuliers ce qui lui permet d’appliquer une
provision pour le cas de non remboursement des débiteurs douteux. Toutefois, la
RAWBANK augmente son octroi de crédit à sa clientèle d’année en année.
La gestion du risque de crédit impose aux responsables des institutions financières à
organiser voir à règlementer les possibilités de recouvrement des créances d’une façon
permanente et anticipative si le going concern ou la continuité de l’exploitation des activités
financières nécessite une gestion de risque adéquaté et rigoureuse des créances, différentes
mesures de sécurisations doivent être prise en compte afin d’assurer un succès de
l’institution.
Pour limiter le risque de crédit bancaire, les banques peuvent répartir leurs concours entre des
branches d'activités différentes de façon à éviter les conséquences d'une crise qui viendrait
frapper telle ou telle profession. Elles peuvent aussi suivre le volume de leurs risques par
branche d'activité et s'efforcera d'arriver à une répartition aussi satisfaisante que possible en
fonction des conditions économique du moment. La prudence conseille le banquier de limiter
et de diviser les risques. En effet, il est périlleux pour une banque de concentrer ces crédits
sur quelques gros bénéficiaires uniquement

Sur la base des travaux existants sur la relation entre le risque de crédit et la rentabilité
bancaire, cette étude émet l’hypothèse suivante :
H1 : Une mauvaise gestion du risque de crédit a un impact négatif significatif sur la
rentabilité de la RAWBANK.
Cette hypothèse repose sur les recherches de Bessis (2020) et Altman (2018), qui démontrent
que les banques exposées à un niveau élevé de créances douteuses enregistrent une baisse de
leur rentabilité en raison de l’augmentation des provisions pour pertes sur prêts. En effet,
lorsque les défauts de paiement augmentent, les banques doivent allouer davantage de
ressources pour couvrir ces pertes, ce qui réduit leur marge bénéficiaire (Saunders et Cornett,
2021).
Par ailleurs, les études menées par le FMI (2022) et la Banque Centrale du Congo (2023)
montrent que la performance financière des banques dépend largement de l’efficacité de leur
gestion du risque de crédit. Les institutions bancaires qui adoptent des modèles de notation
avancés et des politiques de contrôle rigoureuses parviennent à atténuer les pertes liées aux
créances douteuses et à améliorer leur rentabilité (Comité de Bâle, 2017).
Ainsi, cette recherche vise à vérifier si cette corrélation entre risque de crédit et rentabilité
s’applique au cas spécifique de la RAWBANK et à identifier les mesures pouvant être prises
pour améliorer sa gestion du risque de crédit.

MODÈLE THÉORIQUE EXPLICATIF


Toute recherche scientifique doit en principe aboutir à modéliser ce qu'elle a pris comme
objet d'étude. Modéliser veut dire construire un langage pour parler de la réalité que l'on ne
11

connait pas (M'bayo, 2014). Le modèle théorique de cette hypothèse fait intervenir les
variables suivantes:
Facteurs endogènes
 Politiques de gestion du crédit
 Gouvernance interne et compétences
 Structure du capital et liquidité
 Efficience opérationnelle
 Innovation technologique
 La politique d’octroi de crédit
 Le système d’évaluation du risque de crédit
 La gestion des créances douteuses
 L’efficacité du contrôle interne et de la gouvernance
 La structure du capital et la gestion des fonds propres
Facteurs exogènes
 Environnement macroéconomique :
 Instabilité politique et réglementaire :
 Secteur informel dominant :
 Taux d’intérêt élevés :
 Régulation financière :
 Concurrence bancaire :
 Environnement macroéconomique
 Cadre réglementaire et la supervision bancaire
 Concurrence bancaire et le comportement du marché
 Les risques politiques et juridiques
 Variations du taux de change

Figure n°1. Modèle théorique explicatif Variable expliquée


Variables explicative

Facteurs endogènes
 Politiques de gestion du crédit :
Gouvernance interne et compétences :
 Structure du capital et liquidité :
 Efficience opérationnelle :
 Innovation technologique :
 La politique d’octroi de crédit
 Le système d’évaluation du risque de crédit
 La gestion des créances douteuses
 L’efficacité du contrôle interne et de la Analyse de l’impact des
gouvernance risques de crédit sur la
 La structure du capital et la gestion des fonds rentabilité d’une banque
commerciale : cas de la
propres
RAWBANK
Source : nous-même.
Facteurs exogènes
 Environnement macroéconomique :
 Instabilité politique et réglementaire :
 Secteur informel dominant :
 Taux d’intérêt élevés :
 Régulation financière :
12

6. LES METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE

Dans cette étude, notre raisonnement est basé sur l’induction, qui est une formulation d’idées
qui se fait sur des éléments particuliers d’information factuelle en vue de l’élaboration de
principes plus larges et plus généraux. L’induction fonde la validité des conclusions
scientifiques sur la vérification dans un grand nombre de cas, au moyen de l’expérience et
notamment de l’expérimentation, d’une hypothèse qui permet par l’induction de passer de ces
cas particuliers à une règle générale. Plus le nombre de vérifications faites sur des situations
singulières sera élevé, plus forte sera la probabilité que cette hypothèse soit vraie et, donc
d’en faire une loi générale (Sem et Cornet, 2015).
L’approche quantitative de cette étude. En sciences commerciales et Financières l’approche
quantitative repose sur un corpus théorique qui permet de poser des hypothèses. La phase
empirique d’une telle recherche se réalise souvent en conduisant une enquête par
questionnaires. Le questionnaire permet d’interroger un beaucoup plus grand nombre
d’individus. Mais le format de l’enquête ne permet de recueillir que les informations
relatives aux questions.
Cette approche nous a permis de traité les données issue des bilans et comptes de résultats de
la RAWBANK afin d’étudié si durant cette période de la gestion du risque de crédit face à la
rentabilité : cas de la RAWBANK se mobilisent pour mettre en œuvre des moyens efficaces
en vue de faire ce dernier.

6.1. LA METHODE ET TECHNIQUE DE COLLECTE DES DONNEES


a. Approche quantitative
D’après cette approche vise à recueillir des données observables et quantifiables. Ce type de
recherche consiste à décrire, à expliquer, à contrôler et à prédire en se fondant sur
l’observation de faits et événements „positifs‟, c’est-à-dire existant indépendamment du
chercheur, des faits objectifs.
Cette méthode s’appuie sur des instruments ou techniques de recherche quantitatives de
collecte de données dont en principe la fidélité et la validité sont assurées. Elle aboutit à des
données chiffrées qui permettent de faire des analyses descriptives, des tableaux et
13

graphiques, des analyses statistiques de recherche de liens entre les variables ou facteurs, des
analyses de corrélation ou d’association, etc.
L’analyse des données est fonction du type d’étude et de son but, selon qu’il s’agit d’explorer
ou de décrire des phénomènes et de comprendre ou de vérifier des relations entre des
variables. Les statistiques permettent de faire des analyses quantitatives. L’analyse qualitative
réunit et résume, sous forme narrative, les données non numériques. Elle peut par exemple
faire des catégorisations. L’analyse des données permet de produire des résultats qui sont
interprétés et discutés par le chercheur.
Elle propose de présenter le cadre conceptuel, sous une forme graphique ou narrative
succincte, se faisant elle oblige le chercheur à prendre des dimensions importantes, des
relations significatives et donc des informations qui seront collectées .
Le cadre conceptuel étant fixé, le chercheur formule alors des questions de recherche qui
présentent toutes les facettes du domaine empirique qu'il veut explorer. Ce sont ces questions
qui permettent de prendre les décisions quant à la population, l'échantillonnage, les
événements et les processus qu'il va falloir observer, les personnes à interviewer.
Pour l'analyse des données, Assie guy Roger et kouassi roland raoul proposent la succession
des démarches suivantes:
- Phase méthodologique ou de découverte et collecte des données
Une méthode est pertinente lorsqu’elle s’ajuste aux questions posées et aux informations
recherchées.
- Choix des méthodes et des instruments de collectes des données
Ces instruments peuvent fournir des informations de type qualitatif (entretiens, observation,
etc.) ou des informations de type quantitatif (questionnaire, échelles de mesure, etc.).
- l’échantillon d’étude
Un échantillon est un sous-ensemble d’éléments ou de sujets tirés de la population, qui sont
sélectionnés pour participer à l’étude.
Elle consiste à confronter des faits pour déceler des ressemblances ou des différences qui
existent entre eux afin de dégager le ou les facteurs de ces ressemblances ou différences.
Dans l’optique de nos comparaisons, nous ferons un traitement économétrique et différents
tests statistiques afin d’élucider si la valorisation des stocks en le déterminant dans une
analyse relative aux données de la RAWABANK que nous récolterons.

Cette méthode s’appuie sur des instruments ou techniques de recherche quantitatives de


collecte de données dont en principe la fidélité et la validité sont assurées. Elle aboutit à des
données chiffrées qui permettent de faire des analyses descriptives, des tableaux et
graphiques, des analyses statistiques de recherche de liens entre les variables ou facteurs, des
analyses de corrélation ou d’association, etc.
- Collecte des données
Cette collecte systématique d’informations est faite à l’aide des instruments choisis.
Les méthodes et technique d’analyse (de traitement) des données
En tant qu’étape, l’exploration comprend les opérations de lecture, les entretiens
exploratoires et quelques méthodes d’exploration complémentaires.
Ainsi nous aurons a utilisé les méthodes ci-après dans notre travail :
14

a. La méthode inductive
Notre recherche requiert un assemblage des données issue des rapports annuels et documents
officielles de la RAWBANK, c’est-à-dire les données chiffrées qui ont traits à la contrainte
de solvabilité et à l’équilibre financier afin d’étudier si cette contrainte de solvabilité à
impactée l’équilibre financier face au risque de faillite qui plane sur le tissu économique
vulnérable, au niveau microéconomique.
b. La méthode comparative
Dans l’optique de nos comparaisons, nous ferons un traitement économétrique et différents
tests statistiques afin d’élucider si la contrainte de solvabilité a impactée l’équilibre financier
en le déterminant dans une analyse relative aux données de la RAWBANK que nous
récolterons.
- Phase de traitement: analyse/ présentation et interprétation/ discussion des résultats
Il faut traiter toutes ces données. C’est-à-dire qu’il faut y exercer un travail d’analyse pour
isoler des unités signifiantes (thèmes, figures, variables…) abstraites de leur contexte pour en
opérer la comparaison terme à terme. Ensuite, le chercheur en fait une synthèse.
TECHNIQUES
D’après Marcous (2011) les techniques sont les procédés ou les moyens pratiques pouvant
aider à concrétiser les principes fixés par méthodes.
Dans la cadre de notre travail, nous utiliserons les techniques suivantes :
 Le technique d’observation direct
 La technique d’observation documentation
Le technique d’observation indirect ou documentaire
Cette technique nous sera utile dans la collecte des informations. Ainsi nous aurons à
parcourir les ouvrages, les revues, les rapports annuels de la RAWBANK, ainsi que les
documents officiels susceptible d’enrichir notre recherche dans le cadre de notre étude.
 La technique d’observation direct
Celle -ci nous ont permis d'avoir les avis et considérations des personnes compétentes
en matière de gestion de risque et de crédit qui ont bien voulu répondre aux questions que
nous leur avons posées.
7. L’OBJECTIF POURSUIVI PAR LA RECHERCHE

Les objectifs poursuivis dans ce travail sont de deux ordres :


Premièrement, il s’agit de comprendre l’étude comparative entre la gestion du risque de crédit
et la rentabilité bancaire ; Etudier le lien entre la qualité du portefeuille de crédits et la
performance d’une banque.
Deuxièmement, il est question d’Identifier le processus de gestion du risque de crédit au sein
de la RAWBANK ; analyse du processus d’octroi du crédit à la RAWBANK et analyser les
techniques ; les méthodes d’évaluation et de gestion du risque de crédit au sein de la
RAWBANK
Au niveau politique : nous observons l’instabilité politique une forte insécurité dans les
milieux, les crises répétitives et l’instabilité politique rendent les entreprises bancaires
fragiles et vulnérables (crises des années 1991,1993 et 1998, 2008,…) en R.D.C.
Au niveau économique : nous constatons l’instabilité de prix des produits de première
nécessité ; la dépréciation continue de la monnaie locale ; la baisse constaté du pouvoir
15

d’achat des investissements étrangers ; une économie extravertie c’est-à-dire une économie
tournée vers l’extérieur ou une dépendante de l’extérieur : et l’instabilité de taux de
change, les entreprises bancaires qui sont pour la plupart, l’octroi de crédit, constituent les
premiers ressources d’emploi et des richesses, les difficultés d’accès au crédit.
Sur le plan socio-culturel : on constate une forte tension sociale causée par les problèmes
politiques ; l’absence de protection sociale suffisante de la population par l’Etat c’est qui a
déstabiliser des nombreuses familles, il sied de noter que la RAWBANK est dotée la plupart
d’un réseau relationnel fort (clients et fournisseurs, les entreprises, fondateur…). Elles sont
également fondées sur une culture familiale solide, qui devient pour certaines, la culture
d’entreprise ; caractérisée par l’entraide et la solidarité. Elles sont également ancrées dans des
considérations sociologiques fortes qui font, la préséance sur tout autre rapport (managérial,
etc.).
Sur le plan technologique : il y a une évolution considérable de l’internet (nouvelle
technologie), la présence de la monnaie électronique à travers les cartes du crédit
électronique dans les banques locales ; amélioration des qualités des téléphones par injection
des smart phones et androïde sur le marché.
Sur le plan légal : le non-respect de la législation sociale par certaine entités ; la défiance
fiscale et l’évasion fiscale : méconnaissance de la loi ou droit du travail par la population, le
risque inhérent, relation banque- entreprise. Au niveau légale est due également au fait que, le
droit de propriété, de succession ou encore l’aspect managérial.

8. LA JUSTIFICATION SUR LE CHOIX DU SUJET (CHOIX ET INTERET DU


SUJET)

Le choix du sujet portant sur l’analyse de l’impact des risques de crédit sur la rentabilité
d’une banque commerciale : cas de la RAWBANK repose sur plusieurs considérations à la
fois académiques et professionnelles.
Le risque de crédit représente l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les
institutions bancaires, en particulier dans les économies émergentes. La capacité d’une
banque à gérer efficacement ce risque conditionne directement sa rentabilité et sa pérennité
sur le marché financier .
La RAWBANK, étant l’une des plus grandes banques commerciales de la République
Démocratique du Congo, constitue un cas d’étude pertinent pour analyser cette
problématique. Dans un contexte économique marqué par des défis tels que l’instabilité
monétaire, la forte dollarisation du secteur bancaire et la difficulté de recouvrement des
créances, il est essentiel de comprendre comment la gestion du risque de crédit influence la
rentabilité de cette institution.

 Sur le plan personnel


L’intérêt de notre sujet de travail revêt d’une importance capitale tant pour nous même que
pour l’ensemble des cadres scientifiques nous a permis de concilier la théorie apprise à la
pratique. Ce sujet de recherche nous aidera à approfondir nos connaissances sur la gestion du
risque de crédit et la rentabilité, plus particulièrement à la RAWBANK.
 Sur le plan scientifique
16

Cette étude servira des documentations aux futurs chercheurs qui voudraient bien s’intéresser
aux études similaires pour parachever leurs investigations. La présente recherche, contribuera
aussi tant soit peu à l’extension de la littérature scientifique sur la gestion du risque de crédit
et son impact sur la rentabilité.
 Sur le plan managérial :
Cette étude servira non seulement au responsable de la RAWBANK mais aussi à plusieurs
personnels des différentes entreprises commerciales bancaires de faire une priorité sur une la
gestion du risque de crédit et proposer des solutions aux gestionnaires des entreprises.

9. LA DELIMITATION DU SUJET

Pour ne pas donner l’impression d’avoir épuisé toutes les matières économiques et par le gré de
ne pas trop élargir notre travail, nous le limitons dans le temps et dans l’espace.
Délimitation spatiale
Dans la complexité des faits et des phénomènes du domaine de la gestion financière, notre
attention s’est orientée vers la gestion des risques de crédit dans les banques commerciales : cas
de la RAWBANK.
Délimitation temporelle
Il y a toute évidence qu’un phénomène puisse évoluer dans le temps, au cours d’une période
donnée de l’histoire ; de ce fait, ce phénomène sous examen n’échappe pas à ce principe. Pour
bien analyser ce phénomène et comprendre la gestion des risques de crédit à la RAWBANK, nos
observations s’incluront dans l’intervalle de 2019 à 2024, soit 5 ans selon les données disponibles
publiés par la RAWABANK.

10. LA STRUCTURE DU MEMOIRE

Outre l’introduction et la conclusion, ce travail comportera trois chapitres répartis comme


suit :
 Le premier chapitre intitulé cadre conceptuel et théorique
 Le deuxième chapitre est axé sur le cadre empirique (présentation de la RAWBANK)
 Le troisième porte sur le résultats d’étude.
17

CHAPITRE I. CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE

I.1. DÉFINITION DES CONCEPTS OPÉRATOIRES


A. Analyse
L’analyse est un processus méthodique permettant de décomposer un phénomène en ses
éléments constitutifs afin d’en comprendre le fonctionnement, d’en identifier les causes et
d’en tirer des conclusions (Kotler et Keller, 2020). En finance et en gestion des risques,
l’analyse est utilisée pour examiner l’exposition d’une banque à divers risques et évaluer leur
impact sur sa rentabilité (Saunders et Cornett, 2021).
Dans le cadre de cette étude, l’analyse du risque de crédit consiste à examiner les facteurs
internes et externes qui influencent le niveau de risque auquel la RAWBANK est exposée,
ainsi que les répercussions de ce risque sur sa performance financière.

B. Impact
Le terme impact désigne l’effet ou la conséquence qu’un phénomène exerce sur un autre
(Mishkin, 2019). En gestion financière, il peut s’agir de l’influence des décisions de gestion,
des politiques économiques ou des risques financiers sur la performance d’une entreprise ou
d’une institution bancaire.
Dans cette recherche, l’impact étudié est celui du risque de crédit sur la rentabilité de la
RAWBANK, en mettant en évidence comment une mauvaise gestion du risque de crédit peut
affecter les résultats financiers et la stabilité de la banque (Bessis, 2020).

C. Risque
Le risque est défini comme l’incertitude quant à la survenue d’un événement pouvant avoir
des conséquences négatives sur une organisation ou un individu (Jorion, 2018). En finance, le
risque est souvent associé à la possibilité de pertes financières dues à divers facteurs tels que
la volatilité des marchés, le non-remboursement des créances ou encore les fluctuations des
taux d’intérêt (FMI, 2022).
Pour une banque, le risque peut prendre plusieurs formes : risque de crédit, risque de marché,
risque opérationnel, risque de liquidité, etc. (Comité de Bâle, 2017). Cette étude se focalise
spécifiquement sur le risque de crédit, qui représente une menace majeure pour la rentabilité
des institutions bancaires.
18

D. Risque de crédit
Le risque de crédit est défini comme la probabilité qu’un emprunteur ne soit pas en mesure
d’honorer ses engagements financiers, entraînant ainsi une perte pour le prêteur (Altman,
2018). Ce risque peut être causé par plusieurs facteurs, notamment l’insolvabilité de
l’emprunteur, une mauvaise gestion des prêts, ou des conditions économiques défavorables
(Saunders et Cornett, 2021).
Dans le secteur bancaire, le risque de crédit est l’un des principaux risques auxquels les
banques doivent faire face. Une mauvaise gestion du crédit peut entraîner une augmentation
des créances douteuses, une baisse de la rentabilité et, dans les cas extrêmes, une crise
bancaire (Banque Centrale du Congo, 2023). Pour cette raison, les banques mettent en place
des systèmes de notation des emprunteurs et des stratégies de gestion du risque afin de limiter
les pertes associées aux défauts de paiement (Comité de Bâle, 2017).

E. Crédit
Le crédit est une opération financière par laquelle un prêteur met à disposition d’un
emprunteur une somme d’argent, avec l’engagement de remboursement assorti d’un taux
d’intérêt (Mishkin, 2019). Il peut être accordé à des particuliers, des entreprises ou des
institutions publiques pour financer divers projets, des investissements ou des besoins de
trésorerie (Bessis, 2020).
Dans le cadre bancaire, l’octroi de crédit est une activité essentielle qui génère des revenus
sous forme d’intérêts, mais qui expose également les banques au risque de non-
remboursement (Saunders et Cornett, 2021). C’est pourquoi les institutions bancaires
doivent évaluer rigoureusement la solvabilité des emprunteurs avant d’accorder des prêts
(Banque Centrale du Congo, 2023).

F. Rentabilité
La rentabilité est la capacité d’une entreprise à générer un profit à partir de ses ressources et
de ses activités (Damodaran, 2020). Elle peut être mesurée par plusieurs indicateurs
financiers, notamment :
 Le rendement des actifs (ROA - Return on Assets) : Indique combien une banque
génère de bénéfices par rapport à ses actifs totaux.
 Le rendement des fonds propres (ROE - Return on Equity) : Mesure la rentabilité
financière d’une banque par rapport aux capitaux investis par les actionnaires.
 Le ratio de marge nette : Évalue le niveau de profit réalisé après prise en compte des
coûts opérationnels et financiers.
Dans le secteur bancaire, la rentabilité est directement influencée par la qualité du portefeuille
de crédits et la gestion des risques associés (FMI, 2022). Une banque qui parvient à
minimiser les pertes liées aux défauts de paiement améliore sa rentabilité et sa solidité
financière (Comité de Bâle, 2017).

G. Banque commerciale
Une banque commerciale est une institution financière qui offre des services bancaires aux
particuliers, aux entreprises et aux institutions publiques. Ses principales activités incluent la
19

collecte des dépôts, l’octroi de crédits, la gestion des paiements et la fourniture de divers
services financiers (Mishkin, 2019).
Les banques commerciales jouent un rôle clé dans le financement de l’économie en facilitant
l’accès au crédit et en contribuant à la circulation monétaire (Saunders et Cornett, 2021).
Cependant, elles sont également exposées à divers risques, dont le risque de crédit, qui peut
affecter leur rentabilité et leur stabilité financière (Banque Centrale du Congo, 2023).
Dans le cas de la RAWBANK, qui est l’une des principales banques commerciales en RDC,
l’analyse de son exposition au risque de crédit et de son impact sur sa rentabilité permet de
mieux comprendre les défis et les stratégies de gestion propres au secteur bancaire congolais.

I.2. TYPE DES RISQUES

a. Risque de crédit
Jacob & [Link] (2001) le risque de crédit défini comme la perte potentielle consécutive à
l'incapacité par un débiteur d'honorer ses engagements. Il désigne également, d'une façon plus
large, le risque de perte lié à la dégradation de la qualité de la contrepartie qui se traduit par
une dégradation de sa note. Le risque de crédit peut prendre plusieurs appellations : on parle
de risque de contrepartie dans les transactions de prêt sur le marché interbancaire et financier,
et de risque de faillite ou de crédit proprement dit, pour les transactions sur le marché de
crédit.

Bernard TAILLEFER (1996) avance encore que le risque de crédit est le risque qu'un preneur
de crédit ou une contrepartie ne soit plus en position d'honorer ses dettes, par suite
d'insolvabilité ou en raison de limitations de transferts de capitaux imposées par les pouvoirs
publics. La banque dispose d'instruments nécessaires pour évaluer et suivre correctement ce
type de risque. Le risque de crédit se résume principalement à trois causes potentielles : le
risque de contrepartie, le risque de transfert et le risque de liquidation.
Selon les mêmes auteurs c’est aussi un risque (ou risque de contrepartie) auquel s’expose un
créancier dans le cas où un débiteur (sa contrepartie) se révèle incapable de respecter ses
engagements, c’est-à-dire de rembourser sa dette ou de payer les intérêts de cette dette. Plus
le risque de contrepartie est élevé, plus le créancier exigera un taux d’intérêt élevé. Dans une
contrainte de solvabilité, un débiteur peut se voir traiter d’insolvable pour cause d’incapacité
à honorer ses engagement à court terme.

b. Risque opérationnel
Dans la sphère des activités bancaire ELIZALDE A. (2005) parle du risque opérationnel
comme celui qui englobe tous les risques qui ne sont pas spécifiquement liés à l'exercice des
activités bancaires. Dans les rapports et pour leurs suivis, ces risques sont divisés en deux
catégories :
 La première catégorie comprend le risque business : le risque de perte due à des
événements qui pourraient affecter le potentiel d'exploitation de l'entreprise, comme
une modification de l'environnement concurrentiel, législatif ou fiscal.
20

 La deuxième catégorie, le risque événementiel : qui regroupe les risques de perte


induite par un événement ponctuel comme une faute ou une négligence, une erreur de
système, une fraude, un délit, une affaire judiciaire ou des dommages à des bâtiments
ou à des équipements.
Qui ont leur source dans les risques que l’organisation, ses acteurs et l’environnement externe
font courir à la banque. Ils intègrent les risques liés aux systèmes d’information, aux
procédures, aux personnes et à l’environnement externe.
c. Risque de non-conformité
Le risque de non-conformité est comme le risque de sanction judiciaire, administrative ou
disciplinaire, de perte financière significative, qui naît du non-respect de dispositions propres
aux activités bancaires et financières, qu'elles soient de nature législative ou réglementaire, ou
qu'il s'agisse de normes professionnelles et déontologiques, ou d'instructions de comité de
direction prises, notamment, en application des orientations du Conseil d'administration.
d. Risque de marché
Engulu Bolingo réitère la même chose sur le risque de marché qui est le risque de perte de
valeur économique induite par des fortes fluctuations sur les marchés financiers (les taux
d'intérêt, les taux de change ou les prix des matières premières). Ces fluctuations génèrent en
outre des risques exerçant un impact tant sur la position structurelle de la banque que sur les
positions de négociation prises par la banque (risque de trading).
Le risque de marché est aussi) comme le risque de perte auquel s’expose un opérateur sur un
marché du fait des variations des cours. Ces pertes peuvent résulter pour l’operateur
d’évolutions défavorables :
 des taux d’intérêts (risque de taux d’intérêt) ;
 des taux de change (risque de change) ;
 ou plus généralement a des variations de cours des actifs sur les marchés financiers ou
sur les marchés de produits.

John STUART, (2013) stipule que l'absence de liquidité est aussi un facteur important de
risque de marche. En cas de liquidité étroite ou nulle d'un ou plusieurs des paramètres de
marche, un instrument ou un actifs marchand peut ne pas être négocie à sa valeur estimé, par
exemple du fait d'un manque de volume des transactions, de contraintes juridiques ou encore
d'un marché à sens unique.
On entend par risques de marché, les risques pouvant résulter, pour un établissement de
crédit, d’une évolution défavorable des données de marché ou leur volatilité. Ce sont les
risques de pertes qui peuvent résulter des fluctuations des prix des instruments financiers qui
composent le portefeuille de négociation ou des positions susceptibles d’engendrer un risque
de change, notamment les opérations de change à terme et au comptant.
e. Le risque systémique.
Pour cerner l’idée de risque systémique, il est utile de définir d’abord ce qu’est un événement
systémique. Il en existe de deux types.
C'est le risque de contagion généré par les liens interbancaires nationaux et transfrontaliers
des banques. Les établissements de crédit sont interdépendants les uns par rapport aux autres.
Les pertes consécutives à la défaillance d'un établissement sont supportées, par effet de
contagion, essentiellement par le système bancaire, sous trois formes :Les opérations
21

interbancaires, conclues avec l'établissement défaillant, se traduiront par une perte pour
l'établissement prêteur; La solidarité de la place oblige fréquemment tous les établissements à
participer à l'apurement du passif de l'établissement défaillant; Les actionnaires d’un
établissement de crédit sont fréquemment ceux d'autres établissements qui devront,
conformément à leur rôle, participer au sauvetage de l'établissement défaillant. La défaillance
d'un établissement de crédit, comme un jeu de dominos, peut donc déclencher les difficultés
dans d'autres établissements et risquer démettre en péril tout le système bancaire. Il s'agit
d'évaluer si une réaction en chaîne à travers le marché interbancaire, c'est-à-dire une situation
dans laquelle le défaut d'une banque entraînerait la défaillance d'un ou de plusieurs de ses
créanciers interbancaires et pourrait créer un risque systémique plus étendu.

I.3. CADRE D’ANALYSE

1.3.1. THÉORIE DE LA GESTION DU RISQUE DE CRÉDIT

Beaucoup des questions demeurent lorsque l’on parle de gestion des crédits. Et puisqu’il s’agit
d’une matière sensible dans le cadre des banques, inspirons-nous des analyses de Bernard
Taillefer (1996).
[Link]. LE PROCESSUS DE DÉCISION DANS L’OCTROI DES CRÉDITS

De la qualité du processus de décision, mais aussi du niveau de formation des décideurs dépendra
le bon dénouement du crédit. Pour mieux appréhender cela, voyons-le dans ces cinq étapes
essentielles de la vie d’un crédit : la demande, la constitution du dossier, la décision d’octroi,
l’information du client et le déblocage.

a. La demande
Pour avoir accès au crédit, la banque demande que cela soit fait par écrit pour éviter les débiteurs
fictifs. Ainsi le gérant de la banque devra inscrire chronologiquement les demandes de crédits
dans un registre. L’ordre de priorité doit être défini par l’assemblée générale. La banque peut
servir les demandes urgentes puis les crédits de compagne et ensuite les crédits d’investissement.
La demande de crédit est faite sous la forme manuscrite, signée par une habilitée à engager
l’entreprise ou, la personne morale, responsable dans l’opération de crédit. Elle doit décrire le
projet de l’entreprise d’une manière très précise, en présentant et en indiquant, le montant sollicité
et les modalités de remboursement.
Selon Chanel Gisèle et Bloy Eddy (2010), un processus est un ensemble d’activité corrélées qui
transforme des éléments d’entrée en éléments de sorti. Pour une banque, c’est un ensemble
d’activités effectuées par le banquier, en vue de traiter une demande de financement. Il permet au
banquier d’analyser le client afin d’appréhender les principaux risques que la banque cour,
lorsqu’elle lui fait confiance.
Selon Rollande Luc (2004), les prêts doivent être consentis sur une base saine et en fonction de
leur caractère recouvrable. Pour la banque, la prise de risque commence dès l’entrée en relation
22

avec le client. Le processus d’octroi de crédit obéit à des règles bien précises, il est enclenché dès
la manifestation de la demande de financement par le client.
b. La constitution du dossier
Dans le cas d’un crédit à long terme ou d’un montant élevé, le dossier comprendra :
 L’identification du demandeur dont don numéro de société, son numéro de compte de
dépôts ;
 Les souhaits du demandeur : montant, durée du crédit, montant à l’échéance et fréquences
des échéances ;
 Les garanties : elles peuvent être de trois types principaux, à savoir : les suretés réelles, les
cautions, les nantissements. De ce fait, il est recommandé à la banque de créer elle-même
son propre mode de validation.
D’après HUTIN Herve (2008), les dossiers de crédit comportent quatre axes à savoir:
 La demande de crédit est faite sous la forme manuscrite, signée par une personne
habilitée à engager l’entreprise ou, la personne morale, responsable dans l’opération
de crédit. Elle doit décrire le projet du client d’une manière très précise, en présentant
l’entreprise et en indiquant, le montant sollicité et les modalités de remboursement ;
 Les documents administratifs et juridiques ce sont des informations dont la banque a
besoin. Ces informations sont relatives aux statuts, pour les personnes morales de la
société, les délibérations des associés qui autorisent le gérant à contacter des emprunts
bancaire.
L’élaboration d’un dossier de crédit exige une préparation rigoureuse, et une forte implication. Il
ne s’agit pas d’un simple document administratif, strictement descriptif mais, d’un support pré-
analytique à grande valeur ajoutée, notamment, dans l’appréciation du risque de défaillance des
entreprises étudiées.

c. La décision d’octroi
L’analyse de la demande sera faite par le conseil d’administration. Elle sera consignée dans un
procès-verbal du conseil d’administration.
Pour Rouyer Gérard et Choinel (2007); le positionnement de l’entreprise dans son
environnement, la compétence et l’amoralité de ses dirigeants, sont autant d’éléments que la
banque prend en considération avant de s’engager. Son attention se porte également sur la
clientèle de l’entreprise, les garanties qu’elle peut recueillir. Le plus souvent l’étude de la
demande de financement repose sur trois ponts essentiels : la capacité de l’entreprise à
rembourser, son passé financier, et les garanties.
Stirugnet Jean Luc (2007), après l’analyse de ses différents éléments, le banquier a le choix
d’accepter ou de refuser le dossier. La décision d’octroi de crédit résulte le plus souvent d’une
concertation entre les différents services la direction de la banque. Chaque service joue un rôle
bien déterminé. Il s’agit des services la direction de l’exploitation, de la direction des
engagements, du service juridique, et du service administratif.

d. Le déblocage
Il sera assuré par le gérant de la banque sur base du protocole établi par le conseil
d’administration. Au moment du déblocage, le gérant ne devra pas omettre de faire signer le
débiteur et sa caution éventuelle sur le contrat.
23

1.3.2. RÈGLES DE PRUDENCE EN MATIÈRE DE GESTION DE CRÉDIT

En effet, la qualité du processus d’octroi tel que décrit ci-dessus, est la première règle de
prudence à observer pour que les crédits octroyés soient bien remboursés. Cependant, les
promoteurs de la banque doivent aussi observer d’autres règles de façon que le portefeuille de
crédits ne puisse menacer en aucune manière les dépôts de ceux qui ont fait confiance à la
banque. Ces autres règles portent sur l’encours global de crédit, le plafond individuel, les
garanties, le processus de suivi et les mécanismes de contrôle.
a. Encours des crédits
La limitation de l’encours autorisé de crédit permet d’adapter le risque encouru sur les crédits à la
capacité de gestion du conseil d’administration et éviter des pertes massives si le processus de
décision n’est pas correct.
Une foi l’accord de crédit donné, le contrat de prêt est signé entre la banque et l’emprunteur. Ce
contrat précise les obligations respectives de deux parties, notamment les échéances de
remboursement, ainsi que les conditions tarifaires.
Il s’ensuit, étape de la formulation des garanties, et la signature du contrat de crédit par
l’emprunteur. Le banquier réclame des garanties afin de se protéger en cas de défaillance de
l’entreprise. Selon des modalités diverses, il a recours à deux types de garanties : les garanties
réelles, et les garanties personnelles. Mais avant d’accepter la garantie proposée, il doit procéder à
l’inspection de ses éléments avant la signature du contrat de prêt, afin de s’assurer qu’elle est
conforme avec les exigences de la banque, et au montant du crédit.

b. Le plafond des crédits


Le crédit octroyé à chaque demandeur doit nécessairement être plafonné. Imaginons qu’une
banque puisse prêter 5 millions de dollars américains compte tenu de ses dépôts. Si elle prête tout
le montant à une seule personne, la survie de la banque dépendra de ce seul bénéficiaire. Et s’il
vient à avoir un grave problème dans sa vie familiale ou sa vie professionnelle et ne puisse plus
rembourser et la banque n’existera plus.
C’est pourquoi, pour la meilleure gestion, la banque doit plafonner en % les crédits à octroyer
aux bénéficiaires.
c. Les garanties sur les crédits
Ces cas sont tirés de la vie de chaque jour et n’ont pas de caractère exceptionnel. Toutefois, par
chance, tous les emprunteurs d’une banque n’auront pas tous les mêmes difficultés au moment
même. Alors puisqu’il faut rendre l’argent aux déposants, le crédit nécessite des règles précises
d’octroi et de possibilités de repli en cas de défaillance du débiteur.
Certes, les banquiers se sont faits bien d’ennemis avec l’exigence des garanties, pourtant celles-ci
quasi inhérentes à l’activité bancaire, à moins encore une fois, que la banque n’ait d’autres
mécanismes parfaitement fiables pour couvrir les risques autrement qu’en puisant sur les dépôts
des membres.
Par conséquent, il existe deux sortes de garanties. Les garanties sur dépôt d’argent et les garanties
sur bien matériel.
1) Garantie sur dépôt d’argent
24

Le dépôt d’argent dans un compte ne pose aucun problème pourvu qu’il soit nanti. Selon nos
recherches à cette question, le débiteur ne peut retirer cet argent pendant la période du prêt. Il doit
correspondre à un pourcentage valable du prêt.
2) Garantie sur bien matériel
Sur cette question, bien d’éléments suscitent notre interrogation. Comment estimer la valeur du
bien ? Aussi qui l’estime ? Le bien pourrait-il se vendre en cas de défaillance de remboursement ?
La valeur d’un bien doit être estimée par la banque non en fonction de sa valeur marchande c.à.d.
le prix que l’acheteur pourrait payer au moment de la vente de ce bien pour rembourser le prêt. Si
l’opération se déroule lors d’une vente publique, la valeur réelle du bien sera souvent divisée par
trois dans beaucoup des pays.
Il ne suffit pas qu’un bien soit donné en garantie pour que le crédit soit couvert ; il faut encore
que le bien puisse se vendre effectivement.
De ce fait, les banques jouent avec le taux débiteur pour orienter leurs prêts. D’ailleurs, cela est
aussi suite à la variation du taux auquel elles empruntent l’argent par les mécanismes de
refinancement, soit au regard du taux interbancaire.
3) Gestion des risques du taux d’intérêt
Puisque les banquiers sont assujettis aux caprices des politiques monétaires, ils sont pourtant
exposés aux risques de taux d’intérêt. Quand il arrive que la banque centrale annonce qu’il veut
faire baisser le taux d’intérêt auquel les banques se refinancent, il en va de même aux banquiers
de rabaisser leurs taux et se voient ainsi leurs titres placés perdre un peu de valeur.
1.3.2. LA LIMITATION DU RISQUE DE CRÉDIT BANCAIRE
Selon Pierre Conso (2001), on a pu constater que le risque est omniprésent, multiforme, qu'il
concerne tous les collaborateurs de l'entreprise, et bien sûr la direction générale, mais aussi
les actionnaires au niveau du risque global d'entreprise. Le combattre concerne donc tous les
acteurs.
Il existe plusieurs moyens pour limiter les risques de crédit bancaire. Ces moyens varient en
fonction des suggestions des différents auteurs.
Jacques F (1963) par exemple présente quatre moyens pour limiter les risques de crédit
bancaire :
 la diversification des portefeuilles de crédit;
 études approfondies du futur débiteur ;
 la surveillance constante de la solvabilité ;
 la prise des garanties.
Quant à Pierre-Charles P (1999) Il propose les moyens pour réduire le risque de taux d'intérêt
en fonction des aléas qui surviennent au niveau de la conjoncture économique nationale et
internationale.
A. LA DIVERSIFICATION DES PORTEFEUILLES DE CRÉDIT
La banque peut diversifier des crédits. En effet, il est périlleux pour une banque de concentrer
ces crédits sur quelques gros bénéficiaires. Plus les crédits sont répartis entre un grand
nombre de bénéficiaires et d'émetteurs, plus la probabilité de non remboursement est faible.
La division des risques constitue l'un des fondements de la fonction d'intermédiaire financier.
De même le financement exclusif d'un seul secteur de l'activité économique et /ou une zone
géographique expose la banque à des difficultés élevées en cas de récession de ce secteur ou
cette zone.
25

B. LES ÉTUDES APPROFONDIES DU FUTUR DÉBITEUR


La banque réduira les risques du crédit en décidant de n'octroyer des prêts qu'aux personnes
présentant un faible risque de défaillance.
La banque doit vérifier que le montant des remboursements et intérêts demandés est en
correspondance avec les revenus actuels et futurs du débiteur. Elle doit également s'assurer
que le client a le réel désir d'honorer ses engagements ; elle peut pour cela, consulter les
fichiers d'incidents de paiement et de remboursement.
La banque a également la possibilité de sélectionner ses clients à partir de leur situation
familiale, de leur niveau de revenu et de tous autres éléments servant à différencier les clients
défaillants des non défaillants. La décision d'octroyer ou non un crédit à une entreprise est
prise au vu d'études de conjoncture de son secteur économique et après examen de sa
situation financière.
C. LA SURVEILLANCE CONSTANTE DE LA SOLVABILITÉ

La solvabilité est une chose qu'il faut surveiller continuellement. Il y a des gens solvables à
un moment donné et qui ne le sont plus ensuite. Cette solvabilité se rattache à la notion du
patrimoine. Elle dépend aussi des sûretés stipulées. Faute de sûreté particulière, c'est
l'ensemble du patrimoine du débiteur qui constituera sa garantie.
Il faut se défier, il y a des richesses plus ou moins sécurisantes pour le créancier. Le créancier
prudent ne dormira tranquille que si les biens de son débiteur sont disponibles, faciles à
dessaisir. Il comparera les disponibilités avec les exigibilités pour savoir si d'autres créances
ne mettent pas son débiteur en difficulté.
Il sait enfin que certains biens comme le fonds de commerce sont susceptibles de s'évanouir
d'eux-mêmes si le débiteur relâche ses efforts. Il y a aussi des gens extrêmement riches qui ne
paient pas leurs dettes. D'autres fortunes sont peut-être des biens insaisissables.
D. LA PRISE DES GARANTIES
Pierre-Charles P (1999), pour améliorer la sécurité de ces engagements, et surtout pour se
couvrir du risque de non remboursement, il que le banquier recueille des garanties. On
distingue les garanties réelles et les garanties personnelles.
1) Les garanties réelles
La garantie réelle est un engagement qu'une entreprise met à la disposition de sa banque sous
forme d'un bien mobilier ou immobilier. On distingue deux formes de garanties réelles :
 Le nantissement
Le nantissement est l'acte par lequel le débiteur remet au créancier un bien en garantie de sa
créance. Si le bien remis en garantie est meuble, on parle de gage ; s'il s'agit des revenus
d'immeuble, on appelle cela l'antichrèse.
 L'hypothèque ou sûreté réelle immobilière
L'hypothèque est une garantie coûteuse comparativement au nantissement, elle est sollicitée
en couverture de crédit d'investissement. L'hypothèque se définit comme étant l'acte par
lequel le débiteur accorde au créancier un droit sur un immeuble sans dessaisissement et avec
publicité.
2) Les garanties personnelles
26

Appelé aussi « sûretés personnelles ». Ces garanties sont constituées par l'engagement d'une
ou plusieurs personnes de rembourser le créancier en cas de défaillance du débiteur principal.
Elles se réalisent sous les formes juridiques de cautionnement et de l'aval.
 Le cautionnement : le cautionnement est l'engagement pris par un tiers, appelé
caution, de s'exécuter en cas de défaillance du débiteur.
 L'aval : l'aval est l'engagement apporté par un tiers sur un effet de commerce pour en
garantir le paiement. L'avaliste est donc solidaire du débiteur principal. L'aval peut
être donné sur l'effet ou par acte séparé.
1.2.4. LES PHASES DE LA GESTION DES RISQUES
Joël Bessis (1995), la gestion des risques repose sur un processus de six étapes:
1° Perception des risques
La sensation du risque est un phénomène très subjectif, voire irrationnel, lié à la façon qu'à un
individu de percevoir une situation dans son environnement. Ce qui dépend pour une bonne
part du capital culturel de l'individu et de ses intérêts. Il peut d'ailleurs exister un décalage
d'appréciation entre les dirigeants et les employés. Sur ce, l'entreprise doit mettre en place un
dispositif de veille pour que la perception du risque ne soit pas entravée par la divergence des
points de vue.
2° l'identification des risques
Lors de la phase d'identification on portera l'attention non seulement sur les causes, mais
aussi sur les objets de risque, ressources de l'entreprise potentiellement impactées par ces
facteurs, en regardant les criticités associées.
3° l'évaluation des risques
On prend maintenant en compte l'ensemble des paramètres de la vulnérabilité : causes, objets
et conséquences avec leurs gravités potentielles. Une première méthode consiste à adopter
une approche statistique, de même que les mathématiciens ont voulu quantifier le hasard en
inventant les probabilités, les économistes ont voulu quantifier l'incertitude économique en
modélisant les risques.
4° Sélection des techniques de gestion des risques
Les techniques ou les stratégies de gestion des risques visent principalement les objectifs
suivants :
 L'évitement : L’activité présentant un risque est évitée. Du point de vue des décideurs,
cette stratégie est la moins risque et la moins chère, mais elle est frein au
développement de l'entreprise.
 L'acceptation : le risque est accepté et l'on contracte une assurance si on souhaite le
transférer ou on le provisionne dans le compte de l'entreprise à des fins de réduction
des risques financiers. Cette approche ne permet pas de protéger les ressources de
l'entreprise tant qu'aucune volonté de réduction du risque ne se manifeste.
 La réduction du risque : veille, identification des risques par audit, analyse par
recherche des facteurs de risque et de vulnérabilité, maitrise par des mesures de
protection et prévention.
 Le transfère le risque de crédit : à titre financier, le transfert de risque s'établit lors
qu'une assurance ou toute autre forme de couverture de risque financier ou garantie
financière est contracté par le dirigeant confronté au risque. Ces garanties ne sont pas
exhaustives pour couvrir le risque économique et financier.
27

5° la mise en œuvre
Cette étape consiste à mettre en œuvre la technique choisie, elle doit être réalise par une
unité clairement désignée, à cet effet, par exemple : la direction des engagements pour le
risque de crédit. Le principe fondamental de cette étape de gestion des risques est de
minimiser les coûts attribués à la mise en œuvre de la solution.
6° surveillance et reporting des risques
Le suivi permanant des risques est primordial, et ce afin de s’assurer que les stratégies
adoptées donnent des résultats optimaux. En effet, au fil du temps et selon les circonstances,
il peut que les décisions initialement prises deviennent incompatibles avec la conjoncture et
de ce fait elles doivent être modifiées ou carrément remplacées.
Le reporting est l’aboutissement logique de tout processus de gestion, il s’agit d’une synthèse
qui fait partir des éléments clés sous une forme analytique, dont le contenu et le niveau de
détail dépend de la fonction du destinataire.
1.4. LA THÉORIE DE LA SOLVABILITÉ D'UNE BANQUE
Quand il s'agit d’apprécier ou de juger la situation financière d'une banque, la capacité à
assurer la solvabilité et à surmonter le risque de faillite se trouve placé au premier plan des
préoccupations. Pour une banque, les dettes sont principalement constituées des dépôts à vue.
Les actifs financiers sont constitués des crédits octroyés. C'est en effet la finalité d'une
banque de distribuer du crédit.
La solvabilité d'une banque est donc pour Engulu Bolingo (2009) la capacité à faire face aux
demandes de retrait de ses déposants. Et cela fait partie de la responsabilité des autorités de
tutelle, de s'assurer que les banques sont bien aptes à faire face à leurs obligations. Il y va en
effet de la stabilité de l'économie tout entière d'un pays. Pour pouvoir distribuer davantage de
crédit, la banque doit soit collecter d'avantage de dépôts, au risque de ne pas pouvoir
rembourser ceux-ci, soit renforcer ses capitaux propres.
Or, dans un environnement économique une entreprise selon Engulu Bolingo (2009) se
trouve d'avantage en sécurité si une partie de son actif circulant n'est pas financée par des
ressources qui viendront à échéance dans l'année. L'actif présente toujours un caractère
aléatoire et donc risqué (en particulier quand il est constitué essentiellement des créances
comme pour les banques), alors que les dettes, elles, sont inéluctables. Il faut qu'une partie de
l'actif soit financé non pas par des dettes mais par du capital. Car les banques ont bien des
structures financières différentes de celles des autres entreprises. (Commerciale, industrielle).
Si on impose à une banque, pour Engulu Bolingo (2009) d'augmenter ses fonds propres, elle a
plus à perdre en cas de faillite et aura donc tendance à adopter des activités moins risquées.
Le niveau de fonds propres est garant de la solvabilité financière de l'entreprise. Les fonds
propres sont donc garants de la solvabilité de la banque face aux pertes que les risques pris à
l'actif sont susceptible d'engendrer.
C’est ainsi que pour toutes ces multiples raisons, le ratio de solvabilité, dans l’optique des
banques, s’exhiber initialement par le rapport du montant des fonds propres au montant des
crédits distribués ou décaissés, ceux-ci étant pondérés par la caractéristique plus au moins du
risqué.
28

1.5. LA THÉORIE SUR LA STRUCTURE DU BILAN D’UNE BANQUE


Le bilan est un tableau de synthèse à deux parties à savoir: l'actif et le passif. Il permet de
répertorié toute les opérations de flux, de connaitre à la fois les opérations qu'il enregistre,
mais également les agents économiques avec lesquels ces opérations ont été faites.

a. Les opérations interbancaires


Pour Barreau et De La Haye, (2009) c’est sont des opérations que la banque réalise avec
d'autres institutions financières, dans le cadre de sa gestion de trésorerie. En effet, quand son
exploitation lui permet de dégager des excédents de trésorerie, la banque se trouve en
position de prêteur net sur le marché interbancaire. Les éléments d'actif excèdent les éléments
correspondants du passif dans le cas inverse la banque doit avoir recours au marché pour
assurer son refinancement. Les opérations interbancaires intègrent également les comptes dits
de liaison: il s'agit des dépôts qu'une banque dans d'autres établissements et de ceux que ces
derniers détiennent chez elle pour les besoins de la compensation interbancaire

b. Les opérations avec la clientèle


Sont les opérations que la banque réalise avec sa clientèle. Ainsi Barreau et de la Haye (2009)
avance que L'actif retrace les crédits accordés. Le passif inclut les dépôts collectés qu'il
ventile selon leur degré d'exigibilité, leur forme (compte, bon, certificat) et leur nature au
regard de la réglementation bancaire. (Compte d'épargne à régime spécial, comptes
ordinaires). Le poids de ces comptes dans le bilan traduit l'intensité de l'activité de
financement de la banque.
c. Les opérations sur titres
Ces opérations d’après Engulu Bolingo (2009) retracent les interventions de la banque sur le
marché des capitaux pour son propre compte. L'actif fait donc état de son portefeuille de
titres, classés selon leur durée de conservation, dans l'ordre croissant de cette durée: les titres
de transaction, de placement et d'investissement. Au passif, on retrouve ceux que la banque
émet pour se refinancer, et qui sont à revenu fixe ou variable: les titres de créance
négociables et hypothécaires. Le bilan, faisant prévaloir une logique patrimoniale, les
opérations sur titres effectuées pour le compte de la clientèle n'y apparaissent pas.

d. Les valeurs immobilisées


Ce sont les biens et valeurs censés demeurer durablement dans le patrimoine de la banque. Le
bilan bancaire ne présente donc, de ce point de vue, aucune originalité face à celui de
l'entreprise industrielle et commerciale.
e. Les opérations extra-bilancielles
Enfin, l'importance des opérations extra-bilancielles, tant en termes qualitatifs que de volume,
incite à les prendre en compte pour caractériser la position de la banque. Les comptes de
hors-bilan comportent toutes les opérations qui ne sont pas neutres en termes de risque, non
encore survenues en date de situation mais pour lesquelles des engagements contractuels ont
été donnés ou reçus.
f. Hors –bilan
Le hors bilan des banques regroupe toutes les opérations dont la réalisation complète est
reportée dans le futur et qui constituent ce que l'on appelle un passif éventuel. Celui-ci peut
29

avoir pour origine soit un engagement de la banque, soit la réalisation d'une condition,
incertaine par nature, et indépendante de la volonté de la banque.
Le hors-bilan constitue un poste important du fait du recours fréquent à des produits dérivés
et à des produits financiers à terme. A la différence des entreprises industrielles et
commerciales, qui n'ont aucune obligation en la matière (sauf en annexes), les banques et tous
les établissements de crédit doivent dans la plupart de législations comptables et financières,
tenir une comptabilité d'engagements
L'environnement concurrentiel a obligé les banques à rechercher de façon plus agressive des
profits en s'engageant dans des activités hors-bilan, comme :
 La cession de prêts,
 Les engagements de financement,
 Les garanties données sur les prêts,
 L'émission de titres adossés à des prêts hypothécaires,
 Les opérations de marché du type swaps ou opérations à terme.
Le hors-bilan est un secteur sensible dans les institutions financières qui donnent des
garanties à des tiers ou à des établissements de crédit pour le compte de ses clients mais qui
reçoivent aussi de leur côté des engagements des établissements de crédit.
L’évaluation du risque de défaillance d’une entreprise est depuis longtemps au centre des
préoccupations des chercheurs et des professionnels de ce domaine. Les situations de
défaillance affectent l’existence d’une entreprise et représentent un coût très élevé pour les
institutions bancaires en cas de perte partielle ou totale des fonds prêtés, mais aussi un risque
majeur pour les autres créanciers, qui, de ce fait, peuvent à leur tour devenir défaillants. Dans
son acception commune et juridique, la défaillance recouvre un ensemble de situations qui
concourent à la disparition de l’entreprise en raison notamment de graves problèmes
financiers qui conduisent à la cessation de paiement. Blazy et al (1993) définissent la
défaillance comme « la situation à partir de laquelle une procédure de redressement est
ouverte à l’encontre d’une entreprise ». Laing et al (2003), Hol et al (2002) estiment pour leur
part que la défaillance est une situation où les cash flows générés par les entreprises ne
permettent pas d’honorer leurs engagements envers leurs partenaires financiers et non
financiers. Sharabany (2004) de son côté considère qu’il y a défaillance dans chacun de ces
trois cas de figure : l’activité de l’entreprise est discontinue : soit cette activité ne dégage pas
une rentabilité adéquate, soit elle fait l’objet d’une déclaration judicaire d’insolvabilité.
Pompe et Bilderbeek (2005), Pindado et Rodrigues (2001), Atiya (2001) et Varetto (1998)
estiment que la notion de défaillance est en principe liée au risque de crédit, puisque ce sont
les banques qui déclarent qu’une entreprise est insolvable lorsqu’elles leur refusent un crédit
La faillite et la liquidation sont également utilisées comme étant synonymes de la détresse
financière. Wruck (1990), considère la faillite comme le processus légalement adopté pour
annuler et réécrire les contrats. La liquidation se réfère, elle, à la vente des actifs de la firme
et à la distribution des revenus ainsi constitués, à l’ayant droit ou aux ayants droit.
30

CHAPITRE 2. CADRE EMPIRIQUE (PRESENTATION DU CHAMPS EMPIRIQUE)

2.1. PRESENTATION DE LA RAWBANK


2.1.1 Aperçu historique
L'histoire commence en 1922 lorsque Mr. MERAL RAWJI (grand père de M. MAZHAR
RAWJI, président du conseil d'administration de la RAWBANK) vient s'installer de l'Est du
Congo avec sa famille et lance une petite activité commerciale à Kindu. Il y étend rapidement
ses affaires vers Kisangani et, c'est le début d'une aventure entrepreneuriale passionnante.
Pionniers mais également visionnaires, la famille RAWJI investit au Congo depuis quatre
générations et, les membres de la famille ont fait fi des troubles qui ont parsemé l'histoire
économique, sociale et politique du pays. Quand d'autres partaient, eux ils renforçaient leur
présence, conscients qu'un pays tel que le Congo, fort d'une position centrale en Afrique et
riche d'un impressionnant potentiel humain et économique, est appelé à jouer tôt ou tard, un
rôle de premier plan au cœur de l'économie mondiale.
Le groupe familial compte aujourd'hui plusieurs entités actives dans le commerce, l'industrie
et la finance en R.D.C, à savoir :
-BELTEXCO : dont le nom est également celui du groupe familial est une société de trading
spécialisée dans l'importation et la distribution de produits de grande consommation. Plus de
1000 articles figurent dans le portefeuille de BELTEXCO qui représente des noms aussi
prestigieux comme Colgate, Palmolive, Nestlé, Bayer, Philip Morris, ...
-PRODIMPEX : Fondée en 1981, Prodimpex est le distributeur exclusif des produits
YAMAHA en RDC. Elle représente les produits des marques Husqvarna, Kodak, Iveco,
Zodiac, Siemens, Shell, Solar, Prodimpex dispose également de deux usines de montage pour
vélo à Kinshasa et à Lubumbashi : KINGA 4 X 4 et CYCLOR 4 X 4.
-SOGALKIN : Créée en 1969, la Société de Galvanisation de Kinshasa est aujourd'hui le seul
producteur en RDC de tôles galvanisées, tôles peintes, tôles plastiques et bacs autoportants en
aluzinc de première qualité. Sa réputation comme son marché, dépassent largement les
frontières du pays.
31

-RAFI : Installée au port de Kinshasa, RAFI propose des services de grutage, de changement
et de déchargement de cargaisons ainsi que de stockage de marchandises, de logistique et
d'entretien des bâtiments de flotte du groupe dont le nom va croissant.
-PROTON : Proton se positionne comme un fournisseur de produits, matériaux et matériels
électriques et mécaniques de haute qualité et de marques réputées de par le monde telles que
SKF, Schneider Electric, MGE, Ortea, Lastek, OEZ, NKT... Egalement fournisseur de
services, l'entreprise se veut un centre unique de solutions industrielles et techniques.
-MARSAVCO : Marsavco appartenait à UNILEVER avant de rejoindre le groupe Beltexco.
Fondée en 1922, Marsavco est leader dans la fabrication et la distribution d'huile, de
margarine, de savon et de produits cosmétiques en RDC.
2.1.2. SIEGE ET AGENCES
Hormis le siège social se trouvant à Kinshasa, la RAWBANK compte aujourd'hui 6
agences sur l'étendue du territoire congolais.
2.1.3. ACTIVITÉS
Les activités de la RAWBANK se répartissent en 3 catégories :
 Mercial Banking
 Private Banking
 Investment Banking
3.2.4. AUTRES SERVICES A LA CLIENTÈLE
Depuis son entrée sur le marché bancaire congolais, la RAWBANK n'a cessé de croître grâce
à sa ligne innovatrice de produits et services, couplée à ses techniques modernes de
management.
En effet, elle offre un paquet complet de divers produits et services financiers pour les
entreprises et les particuliers en matière de :
A. Gestion des capitaux
La RAWABANK met à la disposition de sa clientèle un intéressant éventail d'investissements
englobant les cinq classes et capitaux et leur garantie des intérêts prospères avec un
portefeuille à risques équilibrés.
B. Trésor
Pour permettre à sa clientèle une bonne gestion des ressources, la RB donne un accès à ses
clients pour leur permettre de visualiser et d'anticiper le cours des devises ainsi que l'échange
de celles-ci avec plusieurs options.
C. Finance commerciale
La RAWBANK met à la disposition de ses clients divers produits de finance commerciale, à
savoir : des lettres de collection, des lettres de crédit, des billets d'échanges et d'industrie, etc.
En outre, elle fonctionne en tant qu'établissement commercial de finances en permettant à ses
clients d'avoir des comptes courants avec chèque et carte, des comptes d'épargne, ainsi que
des produits financiers personnels. Première banque congolaise à avoir intégrer le réseau
international SWIFT (Société privée dont l'objet est d'assurer le fonctionnement d'un réseau
international de communication électronique entre acteurs des marchés financiers) pour le
traitement des transferts internationaux. La RAWBANK est également pionnière en matière
de monétique et dans la distribution des cartes de crédit MasterCard, en RDC.
Parmi les divers produits et services en monétique, il y a lieu de citer : MasterCard; Cartes
prépayées (maestro); Raw banking; Websurfer ; SMS's alerts ; Travellers chèque ; Terminal
32

de paiement électronique ; GAB RAPIDOS ; Cartes de débit (Classic, Gold et Platinum).


Selon la comité de direction de la RAWBANK, la RAWBANK a une maîtrise complète des
technologies de l'information et de la communication pour poursuivre dans les meilleures
conditions, le développement efficace de la monétique en RDC.

2.1.5. LA VISION DE LA RAWBANK


La RAWBANK se veut être un acteur bancaire de référence, global et innovant, créateur et
distributeur de produits bancaires, financiers et monétique performants et profitables à
l'ensemble de sa clientèle congolaise et internationale : entreprises privées et publiques,
organismes internationaux, ambassades, ONG et particuliers.
2.1.6. LES VALEURS DE LA RAWBANK
Totalement dédiée à sa clientèle et avec le souci de la qualité de ses produits et service, la
RAWBANK est un entrepreneur financier qui respecte des valeurs sociétales, tout en étant à
l'écoute des besoins et des attentes de toutes les composantes de ses marchés cibles.
La RAWBANK veille à l'épanouissement de chacun de ses collègues et collaborateurs, pour
partager sa passion d'entreprise et relever avec succès les défis du marché, dans le respect
bien compris et sans compromis de l'intégrité intellectuelle, de la transparence, de l'éthique
des affaires et de la déontologie bancaire. Elle reste attentive à la création de valeur à long
terme nécessaire à la croissance de la banque, à la pérennité de ses investissements, au
développement de ses cœurs de métiers ainsi qu'à la satisfaction de ses actionnaires.
La RAWBANK se veut être la référence sur le marché bancaire en matière de financement
des opérations d'exportation et d'importation. Cette référence se décline en 3 axes :
SOLVABILITE, FLEXIBILITE, RAPIDITE.
2.1.7. MISSION DE LA RAWBANK
Forts d'une expertise de terrain acquise depuis 1922 dans le commerce et l'industrie au
Congo, entourés depuis sa création des spécialistes des métiers de la banque et de la finance,
la RB focalise ses efforts sur les atouts qui font sa différence au service du succès de ses
clients : savoir-faire dans les métiers et connaissance du tissu économique congolais, qualité
de l'accueil et rapidité des opérations, recherche et développement dans les TIC bancaires les
plus récentes.
2.1.8. LA STRATÉGIE DE LA RAWBANK
Dans la perspective du renouveau économique congolais, la RB se veut être une référence
bancaire de premier plan en RDC, en termes de solvabilité, de flexibilité et de rapidité. Pour
renforcer en permanence le niveau d'excellence, la RB met à la disposition de ses clients des
équipes aux compétences professionnelles régulièrement actualisées ainsi qu'un savoir-faire
de haut niveau dans le NTIC. Pour ce faire, elle met en œuvre les moyens financiers utiles et
nécessaires, en adéquation avec ses ambitions.
Dans le déploiement de sa stratégie, la RAWBANK veut être une entreprise cohérente et
appréciée comme telle, gérée avec rigueur, ambition et professionnalisme, dans le respect de
ses clients, de son personnel et de ses actionnaires.
2.1.9. PARTENAIRES ET CORRESPONDANTS
La RAWBANK travaille en partenariat avec certaines entreprises dans l'échange ou la sous-
traitance en matière de divers services. Elle travaille en partenariat avec :
A. Money gram
33

B. Celpay
Outre ces partenaires, la RAWBANK dispose d'un réseau performant de banquiers
correspondants aux quatre coins du monde : USA, EUROPE, AFRIQUE, MOYEN ORIENT,
AUSTRALIE, CHINE etc.

2.1.10. ORGANIGRAMME DE LA RAWBANK

CONSEIL D’ADMINISTRATION

COMITE D’AUDIT DIRECTEUR GENERAL

DIRECTEUR GENERAL DIRECTION DE


ADJOINT L’ORGANISATION

AUDIT SECRETARIAT GENERAL DOC. BANCAIRE

JURIDIQUE DEV. SYSTEME D’INFO


GOUVERNANCE

ETUDES & EFFICACITE


CONFORMITE
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INFORMATIQUES BANKING DECENTRALISEES
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OPERATIONNELS GENERATEURS
BANKING BUGETAIRE COORDINATIONPRO
JETS

GESTION RISQUES RESPONSABLES CONTROLE PRODUCTION ET SECURITE &


CREDITS
REGIONAUX COMPTABLE SUPPORT TRANSFERTS

RECOUVREMENT EXPERIENCE BACK OFFICE


CLIENT CREDITS RETAIL

Source : rapport annuel de la RAWABANK 2024, p.45

2.5. ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT

2.5.1. LA THÉORIE DE CONTINGENCE


L’école de contingence de Mintzberg tente de rendre compte de la manière dont se structure
les organisations en étudiant l’influence des variables de contexte sur les caractéristiques des
organisations (Sem, 2013).
Les théories de la contingence ont été développées notamment par Woodard (1953,1957)
pour analyser l’influence de la technologie sur la structure organisationnelle. Lawrence et
Lorsch (1967) approfondissent les idées de Woodard Burns et Stalkers en étudiant
l’environnement comme une contrainte déterminante sur la structure et les performances
d’une organisation. Enfin, Mintzberg (2010) ne développe que les thèses de la contingence
stratégique s’inscrivent en critique de la contingence structurelle laissant une très grande
importance à l’environnement. Pour ces auteurs, les gestionnaires d’une entreprise peuvent
par leurs décisions contribuer à l’ajustent de l’organisation à son environnement.
Sem (2013), en distinguant les différentes formes de pressions environnementales
(technologiques, économique, sociale, commerciale, concurrentiel, etc.), il découvre que :
 L’entreprise différencie d’autant ses modes de fonctionnent en son sein que le degré
d’instabilité de l’environnement est important. L’organisation peut être alors segmentée en
sous-système fonctionnant de manière automatique.
 Dès lors qu’une entreprise différencie ses modes de fonctionnement, il convient alors
de prévoir des mécanismes d’intégration c’est-à-dire des procédures qui coordonnent
l’action ;
 Les idées maitresses du modèle sont les suivantes (Sem, 2013) :
- Les organisations sont des systèmes ouverts qui ont besoin d’être soigneusement
administrés si on veut répondre aux besoins internes, les équilibrer et les adapter à
l’environnement et à ses modifications,
- Les dirigeants doivent avant tout arriver à opérer les bons ajustements entre les
diverses composantes internes et le contexte dans lequel opère l’organisation : tel est la clé
principale du facteur de succès.
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Nous avons mobilisé cette théorie dans notre travail pour comprendre les changements
intervenus dans l’environnement des PME qui peuvent modifier les déterminants de non
accès au crédit bancaire.
2.5.2. LA THÉORIE D’AGENCE
C’est dans un article de 1976 que M. Jensen et W. Meckeling ont proposé de considérer
l’entreprise comme un marché régulé par des multiples contrats. Dans ce cadre, la relation
(relation d’agence) apparait donc comme un contrat reliant un ou plusieurs agents (le
principal) dépositaires d’une autorité à un tiers (l’agent) à qui est délégué de la réalisation
d’une tâche.
La relation d’agence entre le principal et l’agent comporte plusieurs caractéristiques:
 Une relation d’autorité;
 Une asymétrie informationnelle car le principal ne peut être parfaitement informé des
conditions d’exécution de la tâche par l’agent;
 Des droits de propriété: qui sont transférés provisoirement à l’agent.
Cette situation d’asymétrie informationnelle et les éventuelles divergences d’intérêts entre
l’agent et le principal peuvent conduire à des comportements opportunistes. Il convient donc
de placer des mécanismes de contrôle et de surveillance (à l’origine des coûts d’agence).
Remarque : dans une organisation, il existe une multitude de relations d’agence autres que la
relation dirigeant-actionnaire (exemple: relations entre un donneur d’ordre et le preneur
d’ordre qui est le sous-traitant).
La théorie d’agence ou dilemme d’agence s’occupe des conséquences du problème principal-
agent, en particulier à l’intérieur d’une même unité économique, administration ou entreprise.
En tant que telle, elle constitue un domaine à cheval entre l’économie industrielle et la théorie
des organisations.
C’est un contrat par lequel une ou plusieurs personnes “ le principal” engagent une autre
“l’agent” pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d’un
certain pouvoir à l’agent.

La théorie de l’agence est fondée sur une opposition entre deux agents:
- D’une part le détenteur des moyens de production appelé “actionnaire” po de manière
générale “ le principal”,
- D’autre part, l’agent qui exploite les moyens de production du premier à sa demande.
Dans le monde de l’entreprise, il existe plusieurs relations de cette nature:
- Institutions financières-entreprises,
- Employeur-salarié,
- Epargnant-banque,
- Citoyen-représentant élu,
- Actionnaire-gestionnaire,
- Délégation syndicale-employés.
2.5.3. L’APPROCHE DE L’ECONOMIE DE L’INFORMATION
La relation « institution financière-entreprise » est une relation complexe basée le plus
souvent sur une information imparfaite et incomplète (Sylvie Cieply et Bernard Paranaque,
1997). Les institutions financières ne possèdent pas toutes les informations sur les projets
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présentés par les entreprises, de même, les entreprises ne connaissent pas les stratégies
suivies par les institutions financières par rapport à la décision d’accord des crédits et les
méthodes d’évaluation des risques. Ce phénomène qualifié “ d’asymétrie d’information” a
fait l’objet de plusieurs auteurs à travers différentes théories permettant de comprendre le
comportement des institutions financières dans le processus de financement et dans la relation
de crédit entre les bailleurs des fonds et les PME. L ‘asymétrie d’information est définie
comme le fait par les emprunteurs de posséder plus d’information que les bailleurs des fonds
sur leurs propre entreprises (Fraser et al, 2001).
Il est évident que les promoteurs d’entreprises connaissent mieux leurs situations financières
et les opportunités d’affaires qui s’offrent à eux, que les préteurs.
Colomiris et Hubbard, (1990) pensent que les entreprises disposent d’une information sur le
degré de risque de leurs projets de plus, elles sont les seules à connaître l’usage qu’elles font
des sommes empruntées.
Ce contexte informationnel accroit le risque moral et le risque d’anti-sélection pour les
informations financières. Il existe donc sur le marché du crédit une imperfection de
l’information qui génère des phénomènes de sélection adverse et d’aléa moral.
De l’avis de varian H, (1998) la sélection adverse est due au fait qu’un coté du marché ne
puisse observer la qualité du produit que l’autre lui propose. En effet, sur le marché du crédit,
les emprunteurs donnent toujours une bonne image de leurs projets aux préteurs afin
d’obtenir le crédit. Cela conduit les institutions financières à financer des projets risqués en
lieu et place des projets à faible niveau de risque.
Quant à l’aléa moral, c’est une situation dans laquelle un coté du marché ne peut observer le
comportement de l’autre “comportement caché”, l’emprunteur eut donc affecté le crédit à
d’autres fins. C’est pourquoi la théorie dite de “l’agence “ basée essentiellement sur ce
principe se justifierait beaucoup plus dans le cadre de notre étude permettant ainsi
d’expliquer le comportement des PME lors de la demande d’un crédit.
2.5.4. L’APPROCHE CONTEXTUALISTE
Selon l’approche contextualiste, l’entreprise doit s’intéresser au changement intervenu dans
son environnement et la prise en compte de nouveaux éléments va jouer dans ses décisions.
En effet, de nos jours l’entreprise n’est plus assurée de ses débouchés et elle doit être
beaucoup plus attentive que par le passé à l’évolution des marchés et des technologies, aux
changements des environnements, aux désirs de la clientèle, et aux actions de la concurrence
(Charlier, 2014).
La perspective contextualiste propose un cadre général du changement se structurant autours
de trois pôles : le contexte, le contenu et le processus (Sem, 2013).
1) Le contexte a deux dimensions : la première dimension est interne (éléments
organisationnels, structurels, stratégiques, mode de management, etc.,). Cet environnement
peut être analysé par le model SWOT (forces, faiblesses, opportunités, et menaces). La
deuxième dimension est externe (environnement économique, socioculturel, politique, légal,
écologique, technologique). Cet environnement peut être analysé par le modèle PESTEL.
2) Le contenu : concerne le domaine subissant des changements et des transformations.
Il s’agit du « quoi » du changement. Nous sommes dans un domaine où la technologie et
l’innovation jouent un rôle important dans l’évolution du secteur.
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3) Le processus : comprend les actions, réactions, et interactions qui traduisent la


manière dont les secteurs font passer l’organisation d’un état présent à un état futur. C’est le
« comment » du changement. Le processus du changement nécessite le passage par plusieurs
phases successives et beaucoup de temps.
Le principe de base de cette perspective contextualiste, c’est l’interaction qu’elle admet entre
trois aspects du changement. « Le contexte n’est pas seulement une barrière à l’action mais
est essentiellement impliquée dans sa production. C’est donc à partir des liens entre contenu,
contexte du changement que l’on peut inférer les processus du changement qui opère ainsi
que leurs diverses temporelles ».

Tableau 05. Analyse contextualiste


PROBLÈME A DIMENSIONS
ANALYSER
CONTEXTE CONTENU PROCESSUS
ANALYSE ANALYSE ANALYSE PAR
L’accès difficile au crédit
PESTEL D’ISHIKAWA ÉTIQUETAGE ET
bancaire par les PME.
(contexte externe) (Interactions) CARTOGRAPHIE
DES THÈMES
Source : nous-même

L’APPROCHE CONTEXTUALISTE
La perspective contextualiste propose un cadre général d'analyse du changement se
structurant autour de trois pôles: le contenu, le contexte et le processus (Sem, 2013).
1. Le contexte a deux dimensions:
La première dimension est interne (éléments organisationnels, structurels, culturels,
stratégique, mode de management...). Cet environnement peut être analysé par le modèle
SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces).
La deuxième dimension est externe (environnement économique, socioculturel, politique,
légal, écologique, technologique). Cet environnement peut être analysé par le modèle
PESTEL.
2. Le contenu qui concerne le domaine subissant des changements et des transformations. Il
s'agit du "quoi" du changement.
3. Le processus comprend : les actions, réactions et interactions qui traduisent la manière
dont les acteurs font passer l’organisation d'un état présent à un état futur. C'est le "comment"
du changement. Le processus du changement nécessite le passage par plusieurs phases
successives et beaucoup de temps.
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Le principe de base de cette approche, c'est l'interaction qu'elle admet entre trois aspects du
changement. Le contexte n'est pas seulement une barrière à l'action mais est essentiellement
impliquée dans sa production. C’est donc à partir des liens entre contenu et contexte du
changement que l'on peut inférer les processus du changement qui opère ainsi que leurs
diverses temporalités.
L'approche contextualiste, dans notre étude, nous a permis de comprendre comment le
contexte, l'environnement interne et externe influencent le recrutement à la Gécamines.
Le contexte externe (PESTEL)
LE CONTEXTE INTERNE (SWOT)
Pour situer le contexte la gestion du risque de crédit face à la rentabilité bancaire à la

l’analyse SWOT ( S ⇒ (Strengths) : les forces (facteurs positifs d'origine interne) ; W ⇒


RAWBANK dont il est question dans la présente recherche, nous nous appuierons sur

( Weaknesses ) : les faiblesses (facteurs négatifs d'origine interne) ; O ⇒


(Opportunities ) : les opportunités (facteurs positifs d'origine externe) ; T ⇒ (Threats ) :
les menaces (facteurs négatifs d'origine externe), en vue de cerner les facteurs internes et
externes susceptibles.S

Common questions

Alimenté par l’IA

Credit risk significantly impacts the profitability of commercial banks as it directly affects their Return on Assets (ROA) and Return on Equity (ROE). In emerging markets such as the Democratic Republic of Congo, banks face structural challenges including economic informality and weak financial regulations, which amplify their exposure to credit risk . High levels of non-performing loans (NPLs), above the global average, limit the banks' capacity to generate sustainable profits . For instance, Rawbank's decrease in ROA from 2.5% in 2018 to 1.8% in 2022 was correlated with increasing provisions for credit losses . Effective credit risk management strategies are crucial to mitigate these impacts and improve financial performance .

Macroeconomic instability and weak regulatory frameworks in the Democratic Republic of Congo increase the difficulty of managing credit risks. These conditions contribute to information asymmetry, making it challenging for banks to accurately assess borrower creditworthiness . The volatility in economic indicators such as exchange rates further exacerbates the default risk, as borrowers may find it harder to meet repayment obligations . Consequently, banks like Rawbank adopt higher interest rates to compensate for heightened risks, which can discourage borrower's engagement and reduce credit portfolio size . This environment necessitates stringent regulatory measures and risk assessment strategies to mitigate adverse impacts .

Stringent credit risk management practices positively influence the stability and profitability of banks by minimizing the volume of non-performing loans and ensuring better return on investments. Effective systems of risk control, as indicated by advanced institutions, lead to higher profitability and reduced doubtful debts . Adoption of strict prudential regulations, including rigorous borrower evaluations and provisioning, enhances financial resilience and limits exposure to systemic crises . Such practices ensure that banks maintain profitability even in volatile economic environments .

Banks can adopt several strategies to mitigate exposure to interest rate fluctuations, including the use of interest rate swaps, options, and futures to hedge against rate changes . Such financial instruments can lock in favorable interest rates, protecting banks from adverse movements. Additionally, maintaining a balanced mix of fixed and variable rate loans allows banks to manage their earnings' sensitivity to interest rate changes . Effective interest rate risk management is crucial for managing overall credit risk as unexpected rate spikes can increase borrower defaults, especially if they result in higher repayment costs for borrowers with variable rate loans . Therefore, banks need to anticipate and shield against these fluctuations to preserve their profitability and capital adequacy .

Rawbank plays a pivotal role in financing the local economy of the Democratic Republic of Congo by providing credit to businesses and households, thereby supporting economic development . However, it faces challenges such as high credit risk due to macroeconomic instability, lack of regulatory frameworks, and a predominantly informal economy . The risk is further accentuated by the high rate of non-performing loans, which impacts its ability to sustainably support economic activities while maintaining profitability . These challenges necessitate robust risk management strategies to ensure continued operation and economic contribution .

Integrating advanced borrower rating tools in credit risk management is critical for banks like Rawbank to enhance their risk assessment accuracy and anticipate potential default scenarios . Tools such as Z-scores, which assess financial health through financial ratios, are effective in identifying companies at higher risk of default . These predictive models enable the bank to differentiate between low and high-risk borrowers more accurately, allowing for better pricing of loans and reduced risk exposure. This, in turn, enhances the bank's overall financial stability and profitability by minimizing losses from bad credit .

Provisional reserves play a critical role in sustaining bank profitability by absorbing potential losses arising from high default rates, thus protecting banks' financial stability and investor confidence . They act as a financial buffer, enabling banks like Rawbank to cover loan losses without impacting their operating capital . These reserves are crucial in environments with elevated non-performing loan ratios, ensuring that a bank can continue its operations without significant financial disruption . By effectively managing these reserves, banks can mitigate the adverse effects of defaults and maintain their profitability over time .

The requirement for collateral significantly influences the decision-making process in credit issuance by acting as a risk mitigation tool for banks . Collaterals provide a safety net, ensuring that even if a borrower defaults, the bank can recover part or all of the loan by liquidating the collateralized assets . Before accepting collateral, banks inspect its value and saleability in case of default, which affects their decision to issue credit . The availability and quality of collaterals often determine the terms and interest rates of the loan, as higher valued and more liquid collaterals reduce the perceived risk, leading to favorable loan conditions .

The informal economy of Congo influences credit risk management strategies of banks like Rawbank by complicating the verification of borrower creditworthiness and collateral legitimacy . With over 70% of GDP generated informally, banks face challenges such as incomplete financial records and unregistered assets, leading to increased information asymmetry . Consequently, Rawbank may implement higher interest rates or stricter lending criteria to mitigate the heightened risk due to potential unverifiable borrowing histories and asset values . These adjustments aim to safeguard against defaults in an environment where traditional financial assessments are hindered by pervasive informality .

Diversification of credit portfolios helps mitigate credit risk by spreading the exposure across different sectors, borrowers, and geographical regions, thus minimizing the impact of any single default . In volatile economic environments, concentrating credits in a limited number of beneficiaries or sectors increases vulnerability to economic downturns in those areas . Diversification ensures that adverse events in one segment do not disproportionately affect the bank's financial health, providing a buffer against market volatility and enhancing the bank's resilience against systemic risks . This strategy strengthens the bank's stability and supports sustainable growth .

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