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Guide Complet de Trading PDF Gratuit

Le document présente une formation complète au trading, couvrant des sujets tels que les types de marchés, les plateformes de trading, et les stratégies d'analyse technique et fondamentale. Il aborde également la création d'une activité de trader, les aspects fiscaux, et la psychologie nécessaire pour réussir dans ce domaine. Enfin, il décrit les différents instruments financiers disponibles, comme les actions, les devises, et les cryptomonnaies.

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Le document présente une formation complète au trading, couvrant des sujets tels que les types de marchés, les plateformes de trading, et les stratégies d'analyse technique et fondamentale. Il aborde également la création d'une activité de trader, les aspects fiscaux, et la psychologie nécessaire pour réussir dans ce domaine. Enfin, il décrit les différents instruments financiers disponibles, comme les actions, les devises, et les cryptomonnaies.

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FORMATION

AU TRADING
SOMMAIRE

I. Le trading

II. Les types de marchés

III. Les plateformes de trading

IV. Créer son activité de trader

V. Analyse technique

VI. L’analyse fondamentale

VII. Le money management

VIII. Psychologie et état d’esprit

IX. Exemples de constructions de stratégies


I. Le trading :

A) Définition :

C’est un principe de commerce/échange dans le domaine des marchés financiers. Cela


consiste à acheter quelque chose dans le but de le revendre plus cher. C’est ce que l’on appelle
également « spéculation ».
Par exemple, pour les matières premières et les actions, le cours des deux reflète la
différence entre l’offre et la demande.

B) Rôle des grandes places financières mondiales :

La bourse de New York ainsi que celles de Londres, Francfort et Tokyo (il y en a d’autres
comme Singapour, Paris, Shangaï et Sydney) font partie des plus grandes places financières
mondiales.
Ces bourses sont des lieux essentiels pour les informations boursières. Ils permettent un
rassemblement central d’informations et d’actualités boursières sur un même site (avant
internet, les passages d’ordres ne se faisaient qu’au sein des bourses. Désormais, les fonds
spéculatifs -appelés également Hedge Funds- ainsi que les banques, disposent de leurs propres
salles de marché au sein de leurs établissements).

C) Les horizons de temps :

1. Scalping :

Opération de trading de quelques secondes à quelques minutes. Plusieurs opérations au


cours de la même session. Nécessite une bonne maitrise de l’analyse des marchés, de
l’expérience ainsi qu’un grand sang-froid.

2. Day-trading ou intraday :

Opération de trading avec bouclage et débouclage durant la même journée (séance de


trading). Plusieurs opérations sur la même journée. Les positions peuvent durer de quelques
minutes à quelques heures. Vous ne dormez pas avec des positions ouvertes.

3. Swing trading :

Opération de trading allant de quelques heures à quelques jours ou semaines. Ce type


d’opération permet d’avoir le temps de bien réfléchir avant une prise de décision, filtre le
bruit (ou la volatilité) et permet de plus facilement prendre du recul sur l’opération car aucune
obligation de devoir décider vite (et donc analyser vite la situation), ce qui réduit le risque
d’erreur (meilleur timing pour commencer car l‘analyse se fait lorsque le marché est fermé).
4. Trading de position (investissement) :

Opérations de longs termes. Plusieurs jours à plusieurs années. Type d’opération


nécessitant un capital conséquent. On optimise l’entrée en position et on intervient peu.
Nécessite une grande connaissance de l’économie mondiale (ex : Warren Buffet).

II. Les types de marché :


A) Les différents types de marché :

1. Les actions :

Elles représentent une infime partie du capital de l’entreprise. Si les actions montent,
leur valeur augmente. Ce qui garantit à l’acquéreur de toucher des dividendes de la part de
l’entreprise (si celle-ci en distribue) tout en conservant ses actions. Ou revendre ses actions
pour empocher le bénéfice si ces dernières ont grimpé. Si l’action baisse, son prix baisse, ce
qui risque de vous faire perdre votre bénéfice, voire diminuer votre capital si l’action chute
plus bas que le prix auquel vous l’avez achetée.

2. Les devises (Forex) :

Ce sont les parités entre devises (monnaies). Si on achète en France (€) un produit
américain par exemple, il faudra convertir l’euro en dollar, c’est le taux de change. Il est
variable en fonction des aléas de l’économie mondialisée. Ce « combat » entre les monnaies
forme une parité.
Ex : EUR/USD, USD/JPY, GBP/AUD… Il en existe plusieurs dizaines. Aucune
monnaie n’a intérêt par rapport à une autre, à être ni trop haute, ni trop basse.

3. Les indices :

Un indice est la moyenne des différents cours des actions au sein d’un même pays.
Par exemple, le CAC40, est la moyenne des actions des 40 plus grandes entreprises
cotées à la bourse de Paris. Idem pour le DAX40 en Allemagne.

4. Matières premières :

C’est un ensemble de ressources (or, pétrole, cuivre, etc.) soumises à de fortes


variations entre l’offre et la demande, ces variations étant soumises au contexte international
en perpétuel mouvement (aléas climatiques, principe de couverture pour les marchés des
actions, conflits étatiques, inflation, etc.)
Par exemple : si tout le monde veut un smartphone, forte demande de cuivre.

5. Obligations :
C’est un morceau de dette émis par un état ou une entreprise (BUND 10Y pour
l‘obligation allemande). Si vous achetez une obligation, vous achetez une micro part de cette
dette. Les conditions sont fixées à l’avance.
Si vous prenez une obligation sur 10 ans et qu’il y a un taux fixe de 6%, vous toucherez
6% par an de votre placement dans cette obligation.

6. Cryptomonnaies :

Actifs numériques décentralisés (ne sont pas encadrés par le système bancaire et sont
actuellement non régulés car n’ont pas été créés par le monde de la finance traditionnelle).
Cela repose sur le Blockchain (réseau décentralisé permettant d’examiner et approuver les
transactions, ce qui est normalement le rôle des institutions financières). Je ne suis pas un
spécialiste du Blockchain.

B) Les différents contrats ou options proposés (par les banques le plus


souvent) sont :

1. Les actions :

Principe d’acheter et de revendre plus haut afin de dégager un bénéfice. Les conditions
d’achat et de vente des actions dépendent des conditions établies par les institutions
financières (banque, broker, fonds d’investissements). Ces dernières ont parfois des politiques
différentes les unes des autres.

2. Les CFDs :

Contract For Différences : instruments financiers permettant de spéculer à la hausse


comme à la baisse d’un actif sous-jacent (indices, actions, matières premières, etc.) qu’on ne
détient pas. Si vous spéculez avec des CFDs sur une action par exemple, elle ne vous
appartient pas. Lorsque l’opération se termine (à échéance ou par vous-même), vous
empochez la différence entre le prix d’achat et son prix de revente (débouclage). Même
système pour une baisse (put) que pour une hausse (call).
Leurs cours « collent » celui des futures, ce qui explique pourquoi après la fermeture de la
bourse de Paris (dans le cas où vous tradez sur le CAC40 par exemple), le cours va continuer
d’être actif (la bouse de Paris ferme à 17h35 alors que le cours du cours du CAC40 en CFD
continue d’être actif jusqu’à 23h en heure d’été).

3. Options/warrants :

Options : contrat donnant droit (et non obligation) à l’acheteur d’acheter ou non un actif
sous-jacent dans un délai défini à l’avance, le tout en échange d’une prime. La livraison (gain)
se fait en titre. Les options sont créées par les entreprises de marché (type broker)
Ex : je veux acheter des actions BNP mais elles sont trop chères pour moi. J’ai pris une
option call sur BNP. Je dois payer une prime de 5€ par option. Si j’estime que c’est le bon
moment d’acheter BNP, j’active mon option. Si le cours monte, je déboucle et je prends mon
bénéfice. Si à la date fixée au préalable je n’ai toujours pas acheté l’option, je perds ma prime.
Et si j’ai acheté BNP en activant l’option, et que le cours baisse, je perds ma prime et je ne
dégage aucun bénéfice.
Warrants : même principe que les options sauf que les options sont soumises aux
conditions standards du marché, alors que les warrants sont émis par les banques, qui elles-
mêmes définissent les conditions. De plus, les warrants sont en nombre limité, ce qui n’est pas
le cas des options. Les warrants sont détenus sur le compte actions de l’acquéreur (car ce sont
des produits financiers) et la livraison se fait en espèce.

4. Contrats Futures :

Il est conclu entre deux parties et soumis à expiration. Si à l’expiration le cours est monté,
je prends mon bénéfice (dans le cas d’in long), sinon je perds. Fort effet de levier donc produit
financier risqué.

5. Turbos :

Soumis à un fort effet de levier. Amplifie les variations du sous-jacent donc grosse
volatilité. Le prix (strike) est déterminé à l’avance. Également soumis à un seuil de
désactivation (connu à l’avance). Dès que ce seuil est franchi, le turbo est automatiquement
clos, donc avec perte.

III. Les plateformes de trading :

A) Qu’est-ce qu’une plateforme de trading ? :

C’est un logiciel informatique permettant de passer des ordres (sous toutes formes) sur les
marchés financiers. Il permet à l’utilisateur d’avoir accès aux différents graphiques boursiers
existants, de pouvoir étayer son analyse en vue ou non de passer des ordres, de modifier
l’unité de temps d’observation des différents graphiques, de pouvoir consulter l’actualité
financière, passer des ordres et de contacter son broker si besoin. Il permet un bon nombre de
choses et bien qu’elles semblent toutes similaires, elles le sont à quelques détails près. La plus
grande différence provient souvent de l’interface (au confort de chacun). La plupart du temps,
ces dernières sont personnalisables.

B) Plateforme de trading et broker :


Le broker (ou courtier) est l’intermédiaire entre le client et les marchés financiers. Votre
capital dédié au trading se trouve sur un compte détenu par le broker (système similaire
lorsque vous mettez de l’argent sur un site de poker en ligne par exemple). Certains brokers
ont leur propre plateforme de trading (XTB a Xstation). Et beaucoup de plateformes sont liées
à différents brokers (à condition d’avoir ouvert un compte chez un broker). Sans broker (ou
courtier), il est impossible de passer un ou des ordres de marché, même si vous avez
téléchargé et installée une plateforme).
Pour faire simple, il n’y a que le broker qui peut « activer » votre plateforme (à condition
d’avoir ouvert un compte chez le broker en question).
Il en existe plusieurs, comme : Xtb, AvaTrade, Interactive Broker, Admiral Markets, IG
Markets, DEGIRO, Saxo Banque.

C) Fonctionnement de la plateforme :

1. Démonstration Xstation

La plateforme Xstation, appartient au broker Xtb.

Les CFD sont des instruments complexes et présentent un risque élevé de perte rapide en capital
en raison de l'effet de levier. 76% de comptes d'investisseurs de détail perdent de l'argent
lors de la négociation de CFD avec ce fournisseur. Vous devez vous assurer que vous
comprenez comment les CFD fonctionnent et que vous pouvez vous permettre de prendre le risque
probable de perdre votre argent. Avec le Compte Risque Limité, le risque de pertes est limité au
capital investi.
Pour avoir accès à cette plateforme, il vous faut obligatoirement disposé d’un compte chez
Xtb.

Cette plateforme rencontre un grand succès depuis quelques années auprès des client Xtb.

2. Démonstration ProRealTime

La Plateforme ProRealTime est la plus complète et la plus riche en indicateur et


possibilité. Il est possible de l’associer à bon nombre de comptes de broker. Il existe plusieurs
formules de compte avec ProRealTime ce qui vous permet de vous créer une plateforme de
trading sur mesure.
De plus, cela vous donne accès au site ProRealCode, qui vous permettra de trouver
beaucoup d’informations et de pouvoir télécharger des indicateurs pour la plateforme
ProRealTime.
Image ProRealTime

L’abonnement pour avoir accès en illimité à la plateforme


ProRealTime est de 29,96€. Grâce à cette formation à laquelle vous
avez souscris, vous bénéficiez d’un tarif préférentiel de 10€ TTC par
mois pendant 12 mois.

3. Démonstration MetaTrader
IV. Créer son activité de trader :

A) Statut :

Le statut concernant votre activité en trading dépend du temps que vous pouvez (et
voulez) y consacrer.

1. EURL :

Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée


Vous êtes associé unique et un entrepreneur individuel à responsabilité limitée
Statut intéressant si vous n’avez pas prévu d’embaucher ET si le trading est votre seule
activité.
Votre patrimoine personnel est protégé.

(À vous de chercher à déterminer le statut qui vous convient le mieux)

2. SASU :

Société par Actions Simplifiées Unipersonnelle.


Vous êtes associé unique
Soumis à des seuils au-delà desquels il faudra faire des rapports de gestion pour
l’administration.

(À vous de chercher à déterminer le statut qui vous convient le mieux)

B) Fiscalité :

1. Trader professionnel :

Vous êtes soumis à trois impôts :

-L’impôt sur les bénéfices. Oscille entre 15% et 30%.


-Une taxe sur les dividendes. Il y a 34% d’abattement. Vous serez taxé à
12,5% après abattement de 34%.
-Charges sociales entre 10% et 15% du bénéfice.

2. Trader occasionnel :

Vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu proche de 25% de vos bénéfices.
(N’hésitez pas à vous renseigner en fonction de votre situation auprès de
l’administration fiscale et/ou Chambre de commerce et/ou Tribunal de commerce)

C) A.M.F. :

Autorité des Marchés Financiers. Cet organisme est une sorte de « gendarme de la
bourse » en France. C’est auprès de l’A.M.F. que vous pourrez trouver des informations
diverses autour de l’encadrement de la pratique du trading en France.
Par exemple, pour trader avec l’argent de tierces personnes, il faut un agrément
délivré par l’A.M.F. qui en dicte les conditions.

V. Analyse technique :

A) Définition :

L’analyse technique est une méthode, au travers d’un grand nombre d’outils
paramétrables et réglables de diverses manières. Elle permet l’étude de schéma du passé
afin d’optimiser l’analyse future d’un actif boursier. Ce type d’analyse permet
également de tirer beaucoup d’information sur le cours à l’instant T en se référant au
passé.
Cela forme des modèles qui nous aident dans l’analyse et l’optimisation, ainsi que
dans la prise de décision.
Il existe des similitudes avec les modèles météorologiques par exemple.

B) Définir une tendance :

Il existe trois grands types de tendances :

-Haussière
-Baissière

- Ou en range
Nous verrons un peu plus tard différents outils d’analyse technique permettant d’aider à
définir une tendance ou de la confirmer.

C) Utilisation des différentes unités de temps :

Il est possible d’utiliser un graphique de long terme pour définir une tendance (par ex :
Weekly) et d’utiliser également un graphique de plus court terme (par ex :Daily) afin
d’intervenir.

D. Les chandeliers (price action) :

Le sujet des chandeliers (ou marubozu) est un vaste sujet de l’analyse technique.
Il existe des ouvrages traitant des chandeliers.

Nous attacherons une attention particulière à l’étude des chandeliers car sous beaucoup
d’aspects différents, ces derniers nous livrent un grand nombre d’information sur l’actif.
Les chandeliers nous permettent de « ressentir » le marché (hésitation, accélération,
renforcement, épuisement).
De plus, nous pouvons les combiner avec beaucoup d’autres indicateurs techniques.

Principe de base

Voici quelques exemples de structure :

Ceci est une configuration baissière. Le doji (le rouge du milieu),


annonce une pause à la suite du chandelier bleu (haussier).

Hésitation après un fort mouvement


haussier
Englobement baissier

Le rouge englobe complètement de


chandelier bleu précédent

Lorsqu’un chandelier « englobe » le corps du chandelier précédent (et une des


deux mèches), dans ce cas, il s’agit d’un « avalement ».

Et/ou
Les Trois corbeaux rouges

Annonce un renforcement du
mouvement baissier.

Dans le cas inverse : annonce un


renforcement du mouvement
haussier (Les trois soldats bleus)

Il y a une multitude de configurations concernant les chandeliers. Nous allons


développer l’observation de ces configurations en observant les marchés en direct.
Les chandeliers nous livrent beaucoup d’informations et d’autant plus lorsque l’on cumule
les structures entre elles (un chandelier nous livre des informations et un ensemble de
chandeliers donne plus d’informations)

E. GAP :

Définition :

Différence entre le cours de clôture d’une séance et le cours d’ouverture de la séance


suivante.

Exemple :

F. Support & résistance :

1. Définition :

Les supports et résistances sont des zones clés qui constituent des « niveaux » sur
lesquels le cours peut rebondir, buter, ou percer ces supports et résistances.
Dans le cas d’un range, le cours ne fait que rebondir ente la résistance (niveaux clé
supérieur que le cours n’arrive pas à percer à la hausse) et le support (niveaux clé
inférieur que le cours n’arrive pas à percer à la baisse).
Il indique que le cours quitte une zone pour entrer dans une autre.
Le fait de « percer » à la hausse comme à la baisse un support ou une résistance s’appelle un
breakout.
Ce terme est également utilisé pour désigner toute forme de « perçage d’un niveau » (support,
résistance, trendline, moyennes mobiles…).
Cette « percée » doit se faire par le corps du chandelier et non par la mèche. La cassure doit
être visuellement nette.

Voici un exemple
de breakout

Dans l’exemple ci-dessus, la façon dont le corps du chandelier « transperce » la ligne


horizontale nous fournit beaucoup d’indications sur la force du mouvement.
2. Supports et résistances obliques et trendlines :

Les plateformes de trading permettent de tracer toutes sortes de lignes,


consistant à rejoindre rejoindre différents points du cours.
Les points les plus bas d’une tendance baissière et/ou haussière peuvent servir à tracer
des droites de tendance qu’on appelle « trendline ».

Exemple :
Et/ou

Lorsqu’une trendline est percée, cela indique un changement de tendance à venir ou un


essoufflement de la tendance actuelle.

2. Les canaux :

Cette même logique s’applique avec les canaux. Ce sont des supports et résistances ni
horizontaux ni verticaux. Ils suivent l’axe du cours. Lorsque que le cours quitte un canal, cela
annonce la fin de la continuité du canal. La force du cours se modifie (essoufflement, entrée
en range, retournement de tendance).
3. Les indicateurs permettant d’identifier des niveaux de supports et résistances :

Il existe plusieurs indicateurs permettant d’identifier les zones de supports et résistances


tel que les canaux de Donchian, les bandes de Bollinger, les fractales, les niveaux (chiffres
ronds).
Les chiffres ronds :

Les chiffres ronds (par exemple 30€ l’action) peuvent aussi servir de supports et
résistances et ces niveaux sont fixes. Cela peut se faire avec tout type de marché (forex,
indices, obligations, matières premières et actions).

Exemple :

Les canaux de Donchian :


Calcul : La ligne supérieure s’obtient en prenant le point le plus haut des n dernières périodes
La ligne inférieure s’obtient en prenant le point le plus bas des n dernières périodes.
La ligne médiane s’obtient comme ceci : (ligne supérieure + ligne inférieure)/2

Cet indicateur (les canaux de Donchian) nous permet d’identifier les niveaux de supports
et résistances récents et qui s’actualisent en permanence et en fonction du paramétrage de cet
indicateur.

Les bandes de Bollinger :


Calcul : la ligne supérieure s’obtient avec la moyenne mobile simple à n périodes + (écart-
type à n périodes multiplié par 2)
La ligne inférieure s’obtient avec la moyenne mobile simple à n périodes - (écart-
type à n périodes multiplié par 2)
La ligne médiane est une moyenne mobile n périodes

Plus les bandes sont resserrées, moins la volatilité est importante, plus elles sont
ouvertes, plus la volatilité est forte.

Interprétation : la médiane détermine la tendance. Si le cours grimpe et casse la ligne


supérieure, on considère que le cours est en sur-achat et dans ce cas, on peut considérer que le
cours va chercher à se rapprocher de son niveau d’équilibre qu’est la médiane.

Si la tendance de fond de l’actif est haussière sur un graphique en weekly, un breakout


de la ligne supérieure des bandes de Bollinger en daily peut être interprété comme un
signal d’achat car dans ce cas, le cours reprend sa hausse.

Les fractals :

Calcul : les fractals font apparaitre les points les plus hauts et les plus bas des n dernières
périodes, après validation.

La flèche noire (fractal) est apparue


à la clôture du chandelier (3)
Les fractales permettent d’identifier une tendance ( 3 fractales haussières, supérieures
consécutivement les unes aux autres), de tracer des supports et résistances, des
trendlines, des canaux, d’identifier des ranges ainsi que des niveaux intéressants pour
les breakouts.

Les Volumes :
Les volumes représentent la quantité de titres échangés sur une période donnée.

Pour faire simple, les traits verts représentent le volume d’achat et les traits rouges
représentent le volume de vente.

Très souvent, lorsque les volumes sont « forts », cela nous indique que le cours est à
un niveau clé (déterminants d’après les investisseurs au vu des volumes lorsque le
cours arrive à ces niveaux).

Cela nous donne également une indication de la façon de penser des investisseurs à ce
moment clé.

Cet indicateur technique ne doit pas être utilisé seul mais en le cumulant avec d’autres
indicateurs. De cette façon il peut nous aider à peaufiner notre stratégie.
Dans l’exemple ci-dessus, le trait vert a clôturé au-dessus du trait rouge précédent, et
le cours se trouve au-dessus de la moyenne mobile (15). Cela pourrait être interprété
comme étant un signal d’achat.

G. Figures chartistes :

1. Définition :

Ensemble de formes, figures et structures formant des configurations aidant à la prise de


décision.

2. Diverses configurations chartistes :

Tête et épaule :
Double top et double bottom :

Dans le cas d’une tendance haussière, identifier un double bottom indique la possibilité
d’un fort mouvement haussier en tendance haussière (et réciproquement à la baisse).
Cette structure (double top) permet d’identifier les supports et résistances. De plus, la
présence de doji baissier au second top est une indication baissière.

Voici à quoi cela ressemble en inversé

Le batman :

Le batman est à la fois une sorte de tête et épaule dont la tête est abaissé (rentrer dans
les épaules) et/ou un double top (ou double bottom) avec un creux (espace entre les deux
sommets) plus large
Drapeau (flag):

Sur cette configuration, nous pouvons identifier un drapeau, qui est aussi un canal.
La première bande orange nous indique un début de tendance haussière. Passer à l’achat
dès lors que le canal et/ou drapeau est percé à la hausse semble tout à fait cohérent.

Les triangles
Il faut surtout repérer la configuration allant dans le sens de la
tendance.

Le biseau
Cette figure (biseau) indique un renversement de tendance.
Un biseau ascendant annonce une tendance baissière à venir.
Un biseau descendant annonce une tendance haussière à venir.

De plus, nous avons une figure de retournement clairement identifiable : une tête et
épaule (batman) juste après la sortie du biseau. Cela confirme le retournement de
tendance, cela porte le nom de pull-back.

Il est évident que la logique reste la même dans le cas d’un biseau « inversé ».
Il est très fréquent, dans l’univers des figures chartistes, que le cours cherche à
« retoucher » une dernière fois, la structure avant d’amorcer son mouvement. Cela porte
le nom de « Throwback ».

Voici un exemple :

Et/ou
Le rectangle

Sur cette image, on voit un rectangle. Le breakout de la ligne baissière nous donne une
indication du sens le plus probable que le cours va prendre.

Diamant

Dans l’exemple ci-dessous il y a un diamant, mais on peut également y voir une


configuration en tête et épaule (batman).
Le diamant est une figure de retournement. Celle-ci met du temps à se former.

H. Les oscillateurs :

1. Définition :
Ce type d’indicateur est très populaire. Ces oscillateurs oscillent entre des limites
(haut & bas) souvent autour d’un point médian. Ils nous donnent des informations sur la
force d’un mouvement ou de son essoufflement.
De par le fait que ces indicateurs sont « bornés », ils sont plus pertinents en range.

2. Les principaux oscillateurs :

Le RSI (Relative Strength Indicator)

Formule : RSI = 100 – (100/(1+A/B))

A = moyenne des clôtures en hausse


B = moyenne des clôtures en baisse

Le tout sur n périodes.

Cet indicateur est borné de 0 à 100.


Lorsque le RSI se trouve entre 75 et 100, on considère que nous sommes en surachat et
à l’inverse, si le RSI se trouve entre 25 et 0, on considère que nous sommes en survente.
Ce qui indique un éventuel repli ou une correction de la tendance.

Le stochastique

Formule : %K = 100 x ((Prix de clôture -B)/(H-B)

B = le prix le plus bas


H = le prix le plus haut

%D = la moyenne mobile de %K sur n périodes

Cet indicateur est aussi borné de 0 à 100. C’est le même système que pour le RSI, à
la différence qu’il y a deux courbes visibles dans la fenêtre de cet indicateur. Ces
courbes sont la %K et la %D. Un croisement haussier de ces deux courbes peut être
interprété comme un signal d’achat (ou de vente en fonction du sens du croisement).

Le MACD

Le MACD est configuré avec les paramètres suivants : 12, 26, 9

Formule : Ligne MACD = EMA 12 – EMA 26

EMA = Exponential Moving Average (Moyenne Mobile Exponentielle)

MACD ligne de signal = EMA 9

Histogramme = Ligne MACD – MACD ligne de signal

Cet indicateur fonctionne selon le même principe que le RSI & le stochastique.
Bien que cet indicateur soit moins « nerveux », il permet de « filtrer » les signaux.
3. Utilisation de ces oscillateurs pour définir ou confirmer une tendance :

Lorsque la ligne médiane de la fenêtre des indicateurs RSI et stochastique est


au-dessus des 50 (et au-dessus du niveau 0 de la fenêtre de l’indicateur MACD),
cela confirme que nous sommes en tendance haussière. Inversement dans le cas
d’une tendance baissière.

Exemple

MACD

Exemple avec le RSI


Exemple avec le stochastique

4. Les divergences :

Une divergence se produit lorsque le cours évolue dans le sens opposé par rapport à
l’oscillateur.
Cela nous permet de nous faire une idée de l’essoufflement du cours, d’identifier la
mise en place d’une correction et même un retournement de tendance.
Les oscillateurs nous permettent d’identifier les divergences.

Avec le MACD

Avec le Stochastique

I) Les moyennes mobiles :

1. Définition :
Une moyenne mobile donne le cours moyen d’un actif sur une périodes n.
Elle permet de se faire une idée rapide de la tendance. On peut en mettre plusieurs
sur le même graphique.

Formule : Somme des n périodes (prix de clôture) / n

Mettre plusieurs moyennes mobiles permet de détecter des tendances fortes.


Une tendance forte, peut porter également le nom de « rallye ».

2. Les croisements (cross) :

Les croisements de moyenne mobile nous donnent une visibilité claire sur la
tendance.
3. Supports et résistance :

Les moyennes mobiles peuvent également servir de supports et résistances avec la


particularité d’être « mobiles » et donc de suivre le cours.

J) Ichimoku kinko hyo (voir l’équilibre en un coup d’œil):

1. Définition :
Principe créé par le journaliste Japonais Goishi Hosodan dont les recherches se sont
basées sur l’étude du prix du riz sur une période de 20 ans. En 1968 cet outil de trading
a été publié. C’est à partir des années 90 que les marchés occidentaux s’y intéressent.

2. Le principe :

Les réglages par défaut de cet outil sont 9, 26, 52.

Le nuage (espace bleu et marron) constitue l’équilibre. Cela porte le nom de KUMO
(nuage).
La ligne inférieure du kumo bleu (senkou span A) fait office de support (et inversement
lorsque le kumo est marron, elle fait office de résistance).
La ligne supérieure du kumo bleu est la senkou span B.

Le nuage représente l’écart entre senkou span A et senkou span B.

La ligne bleue s’appelle la kijun. Elle fait office de support et résistance et/ou de signal
d’entrée (en fonction de la tendance) à moyen terme.

La ligne rouge s’appelle la tenkan. Elle fait également office de support et résistance à
court terme.

La verte s’appelle la chikou span. Elle est paramétrée à 26 périodes. Donc elle est en
« retard » de 26 périodes par rapport au cours actuel. Si on entre en opération, la chikou
span nous permet d’identifier les obstacles que va rencontrer le cours.

Par exemple : nous sommes à l’achat et la chikou span va se heurter à une ancienne
résistance, cela stopperait l’ascension du cours.
Si le cours est dans le nuage, on considère qu’il n’y a pas de tendance clairement
définie.

Cet outil nous donne en un clin d’œil la tendance, les supports et résistances, ainsi que
l’essoufflement du cours et un possible retournement de tendance.

K) Fibonacci :

1. Définition :

Leonardo Fibonacci, Italien de la fin XIIème début du XIIIème. Mathématicien.


Celui qui a découvert la suite éponyme en rapport avec le nombre d’or. C’est une suite
de nombres entiers dont chaque terme successif est la somme des deux termes
précédents commençant par 0 ou 1.
Ce qui nous donne 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144, …

Exemple : 3 + 5 = 8 et 8/5 = 1,618


5 + 8 = 13 et 13/8 = 1,618
8 + 13 = 21 et 21/13 =1,618
13 + 21 = …
2. Application en trading :

a. Les retracements de Fibonacci :

On commence par placer les retracements en utilisant le plus haut récent et le plus
bas récent. L’espace entre les deux lignes est la zone d’intervention.
Les trois lignes du milieu représentent les retracements.
La ligne du bas est 0%. Celle du haut 100%.

La première ligne du retracement, en partant du bas, se situe à 38,2% de la ligne du


0.
Or, 100 – 38,2 = 61,8 (nombre d’or) et inversement si l’on part de la ligne du haut (100)
La ligne du milieu se situe à 50% de l’écart entre 0% et 100%.

Lorsque le cours atteint l’un de ces trois niveaux il va soit rebondir (à confirmer en
observant les structures de chandeliers lors de la mise en place du rebond), soit prendre
la forme d’un breakout. Dans ce cas le cours va chercher à s’approcher du prochain
retracement.

Cela nous permet également, en cas de correction du marché, d’avoir une idée de la
zone dans laquelle cette correction pourrait se terminer et ainsi le cours reprend sa
tendance car lorsque le marché corrige, cette correction se termine généralement, au
niveau des retracements de Fibonacci.

b. Utilisation de la suite de Fibonacci :

Il est possible de paramétrer des indicateurs avec les paramètres de la suite de


Fibonacci.
Par exemple : configurer le paramètre d’une ou des moyennes mobiles avec, 5, 8, 13,
21, 34, 55, 89, 144, …

Vous pouvez également paramétrer vos oscillateurs avec les nombres de la suite de
Fibonacci. Cela offre de multiples possibilités de paramétrages.

L) La stratégie Wyckoff :

Richard Demille Wyckoff (1873-1934).


L’objectif est de définir les interactions entre l’offre et la demande.
Cela consiste à pouvoir différencier les zones d’accumulation (de capitaux) et les
zones de distribution (distribution des gains).
Cette stratégie nous permet d’identifier les PULL-BACK (retournement de
tendance ).
Comme on peut le constater, le fait d’avoir deux niveaux de support ainsi que deux
niveaux de résistance, cela nous permet de « filtrer » les faux signaux.

Dans le cas d’un range, la stratégie Wyckoff, nous permet de savoir, par la
confirmation de structure précise ou non, si nous sommes dans un range dont nous
n’avons aucune idée de la sortie de ce dernier, ou si nous sommes dans une phase de
distribution et/ou d’accumulation, ce qui nous confirmerait que nous sommes dans une
situation dans laquelle la stratégie Wyckoff, prend tout son sens.

M) Les vagues d’Elliott :

Ralph Nelson Elliott a développé cette théorie en 1930 et ce n’est qu’à partir des
années 70, que cette dernière s’est démocratisée.

Elliott, partait du principe qu’un mouvement de marché (haussier ou baissier), se


composait de cinq vagues.
Afin de valider cette théorie, la vague 3, doit être la plus importante (la plus longue)
et les vagues 2 et 4 doivent être bien moins importante (ce sont des corrections).

Si cela est vérifié est que nous sommes en vague 5, cela augmente les chances que la
tendance actuelle, s’essouffle voir même se termine bientôt.

Ce qui, cumuler avec d’autres indicateurs, peut donner des signaux pertinents.

N) Trading en contre tendance :

Les rebonds comme vu précédemment, sont identifiables avec les retracements de


Fibonacci.

Les figures chartistes comme le drapeau, peuvent nous aider à profiter d’une
correction (ou contre tendance) :
Dans ce cas, nous pouvons trader à la baisse à l’intérieur de ce canal (drapeau) sans
jamais perdre de vue que nous sommes dans une tendance de fond haussière.

Dans le cas ci-dessous on a un range, et un doji baissier est apparu à la fin de ce


range, ce qui représente donc un signal baissier, bien que nous soyons dans une
tendance haussière.

Prendre des opérations contre la tendance est risqué. Cela nécessite une solide
expérience d’intervention sur les marchés.

Il est primordial au moment de l’entrée en position, d’optimiser au


maximum cette entrée. Ne pas hésiter à faire confirmer une prise de
position par un second signal.

Par exemple, vous avez décelé un signal de baisse (donc une position short est
envisageable d’après votre stratégie). Vous pouvez très bien attendre la confirmation
d’un dernier breakout de support et/ou résistance, un chandelier de structure baissière
(libre à vous de créer le signal de confirmation qui vous convient).

On attend toujours la clôture du chandelier avant de prendre une


position. On ne peut rien déduire d’un chandelier tant que celui-ci n’a
pas clôturé.
O) Les sorties de position :

Il existe diverses manières de sortir d’une position telle que l’apparition de divergence, le
breakout de support et résistance, la confirmation d’une figure chartiste, l’oscillateur en surachat
ou survente, le breakout de trendline et l’extension de Fibonacci ainsi que d’autres moyens (liste
non exhaustive).

Il existe une pertinence d’optimisation des sorties (ou de placement de take-profit) grâce au
passé.
En effet, en analysant les points clés (POI pour Point Of Interest) du passé, le cours a
tendance à aller les rechercher, ce qui aide grandement l’analyse.
Chaque cours boursier à son POI.

Pour les sorties de position, on peut aller voir par le passé, les zones sur lesquelles le marché
à « réagi ».

Exemple :

Dans l’exemple ci-dessus, concernant la dernière hausse, le cours est bien venu « retaper » la
zone de son dernier plus haut.
En aucun cas, cela signifie que le cours va repartir à la baisse.
C’est un exemple simple et concret afin de nous aider à déterminer un « zone » de sortie ( ou
de consolidation).
Il est clair que le cours va très souvent chercher à atteindre des niveaux qui ont été
déterminants par le passé.

VI. L’analyse fondamentale :

A) Définition :

Cela correspond à l’analyse de données qui n’ont rien de technique et qui ont un
impact direct sur les marchés.
C’est le cas par exemple des résultats trimestriels d’entreprise, d’une déclaration
d’un gestionnaire de fonds, d’une hausse ou baisse des taux d’intérêts émise par les
banques centrales, les nombres d’achat de maisons neuves, les prix à la consommation
et beaucoup d’autres…

B) Où peut-on se procurer ces informations ? :

Il existe des calendriers économiques. Ils nous indiquent le moment (date et heure)
de la publication d’informations. La plupart des plateformes de trading disposent de leur
propre calendrier économique.
Exemple : 14h30 (heure française), publication du nombre de demandeurs d’emplois
aux USA.
Les investisseurs tiennent compte de ces résultats avant de prendre leurs décisions.
De plus, certaines annonces ont un impact plus important que d’autres, ce qui se
manifeste par une volatilité plus élevée. L’impact sur la volatilité est généralement
indiqué par un symbole, près du titre de l’annonce attendue.

Dans cet exemple, une étoile nous indique une possibilité de faible impact sur la
volatilité, deux étoiles : impact moyen sur la volatilité, et trois étoiles nous indiquent
une possibilité de forte volatilité.
Voici une liste non exhaustive de calendriers économiques que vous trouverez
facilement sur internet :

-Investing

-BFM Bourse

-Tradingview

-Forexagone

C) Faut-il trader les annonces économiques ou non ? :

Le choix vous appartient. Certains sont à l’aise avec le fait de trader ces annonces
(scalper) et d’autres, s’éloignent du marché lorsqu’ils savent qu’il y aura des annonces,
dont certaines risqueraient de créer une importante volatilité.

Dans l’exemple ci-dessous, la zone entourée est clairement une zone de forte
volatilité dans laquelle il est dangereux de s’aventurer afin de prendre position.

VII. Le money management :

A) Passage d’ordre :

Ordre d’achat : un LONG

Si le prix de l’actif a augmenté entre le moment où nous sommes entrés à l’achat et le


moment où nous avons débouclé, nous avons fait un profit (bénéfice).
Ordre de vente : un SHORT

Si le prix de l’actif a baissé entre le moment où nous sommes entrés à la baisse et le


moment où nous avons débouclé, nous avons fait un profit (bénéfice).

Les ordres se font soit directement sur le graphique (généralement un clic droit de la
souris n’importe où sur le graphique devrait vous permettre de pouvoir passer des
ordres).

Sinon cela se fait par l’intermédiaire du ticket d’ordre.

Voici un exemple d’achet avec le ticket d’ordre, via la plateforme ProRealTime :

Ticket d’ordre de la plateforme ProRealTime

On choisit les sens (Achat ou Vente).

Ensuite il faut indiquer la quantité (taille de position).

Une limite de temps peut être définie (ou non).

On se doit de choisir ensuite quel type d’opération nous voulons passer.

Ordre d’Achat/Vente STOP (en préouverture des marchés) :


Dans le cas d’un achat (long), l’ordre sera déclenché une fois que l’actif (le cours)
aura dépassé un seuil prédéfini à l’avance. Si ce seuil n’est pas atteint, l’ordre d’achat ne
se déclare pas.
Dans le cas d’une baisse (short), c’est exactement la même chose à l’inverse.

Ordre d’Achat/Vente LIMITE (en préouverture des marchés) :

Dans le cas d’un achat (long), l’ordre sera déclenché une fois que l’actif (cours) aura
touché un seuil à la baisse prédéfini à l’avance, ce qui déclenchera l’achat.
Dans le cas d’une baisse (short), c’est exactement la même chose à l’inverse.

Ordre d’Achat/Vente (classique)(en séance de marché ouverte) :

Dans le cas d’un achat (long), c’est vous-mêmes qui passez un ordre immédiatement
si vous avez analysé que c’était le bon moment. Et il en est de même dans le cas d’une
vente (short).

B) Le carnet d’ordre :

Cela concerne le domaine des actions.


Le carnet d’ordre permet de visualiser rapidement l’offre et la demande.
Les ordres présents dans le carnet d’ordres sont en attente d’exécution en fonction du
prix maximum que vous avez fixé.
Si vous voulez acquérir 10 actions à un prix maximum que vous avez déterminé, cet
ordre se trouvera dans le carnet d’ordre. Si ce prix est atteint, les actions sont achetées et
elles disparaissent du carnet d’ordre.
Les informations contenues dans ce carnet sont centralisées à la bourse de Paris
(Euronext) pour les actions françaises.
Carnet d’ordre de ProRealTime

C) Sécuriser son capital :

1. Gestion du capital :

Comme dit l’expression, « Il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même
panier ». En trading, c’est la même chose. Sur une opération, on ne met pas plus de 5%
de son capital en opération, surtout au début (cela peut varier avec l’expérience).
Moins vous prenez de risque, plus vous sécurisez votre capital.

2. Stop-Loss :

Le Stop-Loss est un bon moyen de protéger votre capital. Il s’agit d’un seuil que
vous définissez et à partir duquel l’opération se clôt automatiquement, que vous soyez
en gain ou non.
Il y a également le Stop suiveur. C’est un stop que l’on peut paramétrer de manière à ce
qu’il change de position en fonction de l’évolution des cours.
Il ne faut pas hésiter à changer de place votre Stop-Loss afin que celui-ci soit en
adéquation avec l’évolution du cours.

3. Take-Profit :

C’est un seuil que vous êtes libre de placer comme vous le souhaitez (sur le
graphique) et qui, une fois atteint, se déclenche automatiquement, ce qui vous permet de
prendre un bénéfice car si le cours change de direction par la suite, votre bénéfice va se
réduire et peut même provoquer une perte en capital (voire tout perdre).

Ceci se configure comme ci-dessous :


Zone de configuration du Take-Profit dans le ticket d’ordre de la plateforme ProRealTime

Configuration du Take-Profit (limite) dans le ticket d’ordre de la plateforme Xstation

4. Pyramidage :

Cela consiste à prendre plusieurs opérations à la suite sans déboucler les premières.

Exemple :

Vous avez une stratégie. Celle-ci vous indique un signal d’achat. Vous prenez un
long. Le cours évolue en cette direction.
Un second signal d’achat fourni par votre stratégie apparait. Vous prenez un second
long tout en conservant le premier car pour l’instant vous n’avez pas d’éventuel signal
baissier.
Et ainsi de suite. C’est la technique du pyramidage.
5. Effet de levier :

Possibilité d’emprunter une somme plus conséquente que votre part de capital sur
une opération. Ce qui permet d’investir des sommes plus importantes que votre capital.

Exemple : si vous avez 2000€ et que vous désirez emprunter 10 000, cela est un effet
de levier de 1 : 5.
Dans ce cas, si c’est un achat à effet de levier 1 : 5 et si une hausse de 1 pip était
censée rapporter 0,10€, elle vous en rapportera 0,50€.
Donc dans notre exemple, si le cours baisse de quelques pips, votre capital peut
fondre très vite au point de subir le risque que ce capital tombe à zéro et vous devrez
rembourser ce que vous avez perdu de l’emprunt (effet de levier), ce qui représente un
risque d’endettement important.
Cela est strictement réservé aux traders ayant une grande et solide expérience du
trading.
(Chacun est libre d’utiliser l’effet de levier ou non, à ses risques et périls)

6. Ratio gain/perte :

Exemple :

Vous repérez un signal baissier, vous déterminez l’emplacement de votre Stop-Loss


ainsi que l’emplacement de votre Take-Profit.
Si vous observez que pour gagner 30€ vous risquez d’en perdre 10 (€), on parle d’un
rapport 3/1 ou 1 : 3.

Ce ratio doit vous aider à comprendre objectivement votre prise de risque.


Exemple :

Si vous réalisez que pour gagner 50€ vous mettez 70€ de risque de perte, votre ratio
est négatif et cela doit vous permettre de comprendre que le risque de perdre vite à
court, moyen, ou long terme, est élevé.

7. Frais de trading :

Chaque broker (ou banque vous donnant accès aux marchés financiers) a une
politique de frais différente d’une institution à une autre.

Bid : prix de l’offre à l’achat (long), déterminé par votre broker pour passer cet ordre
d’achat.

Ask : prix de l’offre à la vente (short), déterminé par votre broker pour passer cet
ordre de vente.

Spread : écart entre bid et ask

Plus le spread est bas, plus cela nous donne une idée de la liquidité de ce marché.
Plus il y a d’intervenants, plus le marché est liquide, plus le spread et bas (et
inversement).

Ticket d’ordre Xstation

Swap : frais de tenue de vos positions alors que les marchés sont fermés.
Frais de retrait/dépôt : Cela dépend des brokers. Certains ont des frais de retrait ou
de dépôt.

La commission : cela dépend des brokers. Certains prennent une commission sur
chacune de vos opérations (cela est spécifié avant que vous ne passiez vos ordres). En
plus du spread ou pas. Chaque broker a sa propre « politique » concernant les frais.

Certains brokers facturent des frais de non activité (inactivité). Il est impératif
de bien s’informer sur les frais avant d’ouvrir un compte chez un broker.

VIII. Psychologie, émotions et état d’esprit :

A) Bien se connaitre :

Il est impératif de se connaitre.


Si vous avez du mal à prendre des décisions, à vous de trouver les biais vous
permettant de ne pas vous faire piéger par ce défaut sur les marchés.
Il en va de même si vous avez tendance à prendre TROP de risques.
Votre psychologie va devoir être stable pour affronter la non stabilité permanente des
marchés.

B) Mental de gagnant :

Il faut être optimiste.


Pas dans le sens naïf du terme, mais plutôt dans le sens où l’on se relève vite d’une
perte ou d’une déconvenue.
Chaque perte est une formidable occasion d’apprendre sur soi ainsi que sur les
marchés.

C) Les pièges à éviter :

Le plus grand ennemi sur les marchés, c’est nous-même.


Après une série de trade gagnant, attention à l’excès de confiance. Ce dernier
affaiblit notre capacité d’analyse. Celle-ci est biaisée par un sentiment d’excès de
confiance (conscient et/ou inconscient).
L’hésitation est fréquente mais plus elle dure, plus cela annonce qua la situation n’est
pas claire. Dans ce cas, il vaut mieux se tenir à l’écart du marché.

D) Les indispensables :

Il est primordial de prendre du recul (s’aérer l’esprit). Le cerveau est un muscle et ce


muscle est très sollicité lorsque l’on fait du trading. Et comme chaque muscle après un
effort, ce dernier a besoin de se reposer.
Lorsque nous ne nous sentons pas « dans notre assiette », il vaut mieux éviter de
trader (excès de fatigue, choc émotionnel, sortie de maladie (même bénigne), irritabilité,
troubles d’humeur, etc.).
Il est également indispensable de savoir se dire STOP. Si la séance de trading s’est
avérée fructueuse, autant s’arrêter sur une bonne note. Après plusieurs pertes à la suite,
il ne faut surtout pas chercher à se « refaire ». Il faut ARRETER et revenir plus tard.

Savoir trader, c’est également savoir lorsqu’il ne faut pas trader.

E) Analyse des trades :

C’est un autre aspect indispensable dans l’apprentissage du trading.


Que les trades soient gagnants ou perdants, il faut les analyser. Cela permet d’identifier
si notre prise de décision a respecté la stratégie que nous avions déterminée et
également d’identifier nos faiblesses afin de travailler à la correction de nos erreurs pour
optimiser notre trading.
Cette analyse est un puissant moyen d’apprentissage du trading.

On apprend plus de nos pertes que de nos gains

IX. Exemples de construction de stratégie :

-Identification de zones clés du passé

- Support et résistance + moyenne(s) mobile(s)

-Retracement de Fibonacci + oscillateurs

-Trendlines + breakout

-Chandelier + breakout mèche de chandelier

-Support et résistance + oscillateurs (divergence)

-Moyenne(s) mobile(s) + chartisme

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